Déboisement à Cowansville : le promoteur devra replanter des arbres

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Par Stéphanie MacFarlane
Déboisement à Cowansville : le promoteur devra replanter des arbres
Un promoteur immobilier a déboisé complètement un terrain voué au développement d’une nouvelle rue. Il a contrevenu à la réglementation municipale (Photo : Gracieuseté)

MUNICIPAL. Un promoteur immobilier qui n’a pas respecté la réglementation de la Ville de Cowansville en lien avec le déboisement sera mis à l’amende. L’argent recueilli par la municipalité servira à reboiser le secteur, assure la mairesse de Cowansville, Sylvie Beauregard.

Un projet de développement de 47 maisons unifamiliales verra le jour dans le secteur des rues Bell et Jules-Monast à Cowansville. De ce nombre, une dizaine devrait être construite cette année, soutient Mme Beauregard.

Or, le promoteur du projet a contrevenu au règlement municipal en coupant l’ensemble des arbres du secteur. En agissant de la sorte, il a contrevenu au règlement municipal. La Ville de Cowansville émettra une amende d’environ 5000$, confirme la mairesse, puisque plus d’un acre de terrain a été déboisé.  

«Ce qui a été entendu avec le promoteur, c’est que plutôt que de donner l’argent à la Ville, il y aura un plan de reboisement pour les cours arrière. Des arbres de valeur intéressante seront plantés», poursuit-elle.

Un plan plus détaillé sera développé dans les prochains jours. «On a essayé de tirer quelque chose de positif de ça. Je crois que les citoyens qui habitent sur la rue vont y trouver leur compte», ajoute Sylvie Beauregard.

Des citoyens choqués

La coupe des arbres dans ce secteur situé à proximité de la rivière Yamaska Sud-Est a choqué des résidents, dont Ginette Larralde. Cette dernière a communiqué avec le Journal Le Guide.

«Ça s’est fait tellement vite», lance-t-elle. La dame, qui demeure sur la rue Jules-Monast depuis 11 ans, s’attendait à ce que les promoteurs laissent un peu de végétation. «Je me faisais peut-être des illusions, mais je ne m’attendais pas à ce qu’ils coupent tout. J’aurais aimé ça qu’ils laissent au moins quelques arbres», dit-elle.

Lorsqu’elle parle de la coupe des arbres, Mme Larralde fait référence à un choc visuel, mais aussi psychologique. «Quand on touche à la nature, ça nous fait quelque chose. Ce n’est pas juste visuel», conclut la Cowansvilloise.

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