Du transport en commun à Cowansville

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Par Claude Hebert
Du transport en commun à Cowansville
La MRC de Brome-Missisquoi offre déjà un service de transport adapté et collectif depuis nombre d’années sur l’ensemble de son territoire.

Les Cowansvillois auront accès à un service de transport en commun dès l’automne prochain. Le transport par autobus sera offert par la MRC de Brome-Missisquoi dans le cadre d’un projet pilote de deux ans élaboré en concertation avec les autorités municipales.

«L’idée était dans l’air depuis un bon bout de temps. Le service permettra de répondre à des besoins criants et d’offrir une alternative aux résidants du centre-ville qui n’ont pas de voiture pour se rendre au CLSC, à l’hôpital, à l’épicerie ou dans les magasins de grande surface», explique Arthur Fauteux, maire de Cowansville et préfet de la MRC de Brome-Missisquoi.

Le directeur-adjoint de la MRC, Francis Dorion, fait également remarquer que beaucoup de services ont migré aux extrémités du territoire de Cowansville au fil des ans alors que d’autres s’y trouvaient déjà.

«C’est vrai pour l’hôpital BMP (rue Principale est), le CLSC (rue Rivière ouest) l’école secondaire Massey-Vanier (rue Rivière ouest) et le développement commercial à l’intersection de la rue Sud et du boulevard Jean-Jacques-Bertrand. Plusieurs cliniques médicales et résidences pour personnes âgées sont dans la même situation», résume M.Dorion.

La Ville de Cowansville est disposée à investir 30 000 $ pour la réalisation de ce projet pilote.

«C’est avant tout un choix de société destiné à améliorer la qualité de vie des citoyens. Il faut bien comprendre que la municipalité ne fera pas un sou avec ça», précise le maire.

Au dire de ce dernier, les services de transport collectif sont tous déficitaires, peu importe l’endroit.

«Je n’ai pas vu d’exemple de rentabilité au Québec, au Canada, aux États-Unis, au Japon et en Chine. Même dans un pays de 60 millions d’habitants comme la France, le service ne fait pas ses frais même s’il est très bien structuré et compte de nombreux utilisateurs. Et c’est encore plus vrai avec le TGV», ajoute M.Fauteux.

Régularité et fiabilité

La Ville de Cowansville participe déjà aux frais d’opération du service de transport de la MRC, au même titre que les autres municipalités de Brome-Missisquoi. Elle connaît donc la structure en place et n’est pas sans savoir que le personnel en place détient une solide expertise en la matière.

«Certains étaient sceptiques au départ, car le territoire est grand et la population est éparpillée. Mais, ça fonctionne très bien», affirme le préfet de la MRC.

La coordonnatrice du service, Julie Langevin, abonde dans le même sens et laisse entendre que son équipe connaît déjà le territoire de Cowansville, qu’elle dessert depuis nombre d’années, tant au niveau du transport collectif que du transport adapté.

«La MRC et la Ville poussent le dossier ensemble. C’est une démarche commune qui devrait profiter aux deux parties», estime Mme Langevin.

Cette dernière laisse entendre qu’il n’existe pas de services similaires au Québec et que tout est à construire en matière de réglementation.

«Je n’ai pas trouvé de modèles existants. À ma connaissance, il n’y a pas de précédent», indique la principale intéressée.

Le maire Fauteux fait valoir que le service de transport de la MRC est réputé pour sa régularité et sa fiabilité, deux critères essentiels à ses yeux pour développer et fidéliser une clientèle.

«Le ministère des Transports a suggéré à la table des maires d’adopter un règlement pour entériner l’entente intervenue entre la MRC et la Ville de Cowansville. La MRC a déposé un avis de motion à cet effet le 18 juin dernier et l’adoption du règlement devrait suivre à l’assemblée du mois d’août», précise M.Dorion.

Deux jours/semaine

Le nouveau service de transport en commun devrait être accessible dès l’automne sur l’ensemble du territoire de Cowansville.

«La date d’entrée en service n’est pas encore arrêtée, mais il est clair que ça va se faire à court terme, vraisemblablement au début de l’automne et qu’on veut prolonger le service au-delà des deux années du projet pilote si la réponse de la population est positive», signale M.Fauteux.

Le transport en commun sera accessible deux jours par semaine, les mardi et vendredi – sauf les jours fériés – à raison de deux fois par jour. Une quarantaine d’arrêts sont prévus aux quatre coins de la municipalité.

«Le tarif devrait être le même que celui du service de transport adapté et collectif existant, soit 2,50 $ pour un déplacement à l’intérieur d’une même municipalité», ajoute Mme Langevin.

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