Dunham perd sa Caisse populaire

Par Julie Constantineau
Dunham perd sa Caisse populaire

Le centre de services de la Caisse populaire Desjardins

Dès le 31 décembre prochain, le centre de service Desjardins de Dunham, situé sur la rue Principale, fermera ses portes. Seul un service de guichet automatisé y sera dorénavant disponible.

Les trois employés de la caisse de Dunham ont été avisés de la décision par la direction, le 16 novembre dernier. Aucune perte d’emploi n’est à prévoir pour ces personnes qui seront relocalisées au centre de services de Cowansville, dès janvier prochain.

«Notre décision est basée sur des études. Les gens de Dunham se déplacent toutes les semaines à Cowansville. En décembre 2011, sur 6121 transactions, 5000 ont été effectuées à l’extérieur de Dunham», souligne Stéphane Benjamin, directeur général de la Caisse populaire Desjardins de Brome-Missisquoi. Ce dernier ajoute également que la caisse ne détient que 13% des parts d’épargne à Dunham alors qu’elle était la seule institution financière à maintenir un service dans la municipalité.

«La population a fait un choix. Pour nous, ce n’est pas justifié de maintenir la même offre de services. Nous nous adaptons et nous offrirons d’autres services», poursuit M. Benjamin.

Les membres de la Caisse populaire de Dunham recevront une lettre au cours des prochains jours pour leur annoncer les détails du transfert des services. Certaines mesures seront offertes en début d’année pour diminuer les impacts négatifs sur les usagers. «On va maintenir une personne en janvier quelques heures par jour pour aider les gens à faire la transition. Il y aurait même possibilité d’organiser un transport vers Cowansville pour des gens qui en auraient besoin», explique le directeur général.

La bâtisse qui abritait le centre de services sera mise en vente au cours des prochains mois. Le guichet y demeurera pour l’instant et sera possiblement déménagé par la suite. «Nous aimerions que la bâtisse serve à la communauté. Je rencontre le maire de Dunham à ce sujet aujourd’hui», conclut M. Benjamin.

 

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