Insalubrité d’une résidence: Saint-Ignace prend des mesures

La propriétaire d’une maison insalubre de Saint-Ignace-de-Stanbridge devra prendre des mesures pour remettre sa résidence dans un état salubre, sans quoi la municipalité entreprendra des procédures judiciaires pour obtenir une ordonnance de la Cour supérieure du Québec.

 

Les élus de Saint-Ignace-de-Stanbridge se sont réunis en séance extraordinaire mardi soir dernier. À l’unanimité, ils ont résolu de transmettre une mise en demeure de cinq jours à la propriétaire des lieux afin qu’elle signe un engagement de prendre les mesures nécessaires et d’exécuter les travaux requis pour rendre sa maison salubre. Les élus souhaitent également que la dame s’engage à ne pas réintégrer l’endroit avant la fin des travaux.

 

Dans la mesure où la propriétaire n’obtempère pas, la municipalité de Saint-Ignace-de-Stanbridge prendra des procédures judiciaires afin d’obtenir une ordonnance de la Cour supérieure. Par cette requête, la municipalité souhaiterait avoir l’autorisation d’un juge afin de faire les travaux nécessaires aux frais de la propriétaire. Si la municipalité n’est pas encore rendue à cette étape, la firme Paradis Lemieux Francis de Bedford a tout de même obtenu le mandat.

 

Deux rapports déposés
Lors de cette séance, GESTIM Inc., la firme mandatée par la municipalité de Saint-Ignace-de-Stanbridge pour faire l’inspection de la résidence a remis son rapport. Murs et planchers «extrêmement sales», excréments, vomissures, moisissures, poussière, présence de champignons, pièces encombrées d’objets, absence d’eau potable et détritus sont quelques-uns des qualificatifs employés par l’inspecteur Alexandre Thibault pour expliquer l’état du rez-de-chaussée de la résidence. La situation au sous-sol n’est guère mieux. «Le sous-sol est extrêmement insalubre. Le plancher a une couche de terre/excréments/saleté et autres de plusieurs centimètres d’épaisseur. […]Tout est sale et moisi. La présence d’une épaisse couche de matières fécales et autres crée une succion sous les pieds à chaque pas», révèle le rapport de 19 pages.

 

En d’autres mots, l’inspecteur valide la thèse d’insalubrité du bâtiment. «L’état du logement est non seulement insalubre par la quantité importante d’excréments d’animaux, de vomissures sur les murs et planchers ainsi que par la présence de moisissure sur les murs, planchers et plafonds. De plus l’odeur incrustée dans tous les matériaux de la maison, ainsi que des meubles et biens personnels de la propriétaire rendent les lieux impropres à l’habitation», écrit l’inspecteur. La résidence n’était pas non plus connectée à l’eau, malgré la présence d’une pompe récente.

 

De son côté, le préventionniste du Service de sécurité incendie de Bedford, Pierre Le Blanc, chargé de l’inspection, a précisé dans son rapport que la résidence démontre un «risque très élevé et non sécuritaire pour aucune personne». La présence de plusieurs anomalies sur le réseau électrique, l’accumulation excessive de matières et de déchets combustibles et leur emplacement présente un risque d’incendie anormal. De plus, l’une des sorties est obstruée empêchant une évacuation adéquate en cas de feu. 

 

Rappelons que la propriétaire des lieux, présentement hospitalisée, habitait sa résidence avec plusieurs chiens, chats et tortues, dont certaines bêtes étaient mortes. Vendredi dernier, Anima-Québec, un organisme gouvernemental, serait intervenu auprès des animaux.

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