La dermatite du baigneur épargne nos lacs

La dermatite du baigneur épargne nos lacs
Malgré notamment la grande présence de canards

Alors que le lac Memphémagog connait de temps à autres des épisodes de dermatite du baigneur, aucun cas de cette infection de la peau n’a été recensé dans les lacs de la région.

La dermatite du baigneur, causée par les canards à la recherche de nourriture, provoque des éruptions cutanées et des démangeaisons de tous genres.

L’Agence de la santé et des services sociaux de la Montérégie n’a reçu aucun signalement. On précise cependant que ce n’est pas une maladie à déclaratio obligatoire.

«Les médecins ou les propriétaires de plages ne sont pas tenus de signaler les cas à la Direction de santé publique», mentionne l’agent d’information François Simard.

Même son de cloche pour OBV Yamaska.

«Nous n’avons pas été mis au courant de cas ou de problématiques particulières sur la dermatite du baigneur», confirme la coordonnatrice de projets Zoë Ipina.

Malgré certaines inquiétudes exprimées par des citoyens, Johanne Morin, directrice des Loisirs et Services communautaires de Ville de Lac-Brome, confirme qu’aucun cas n’a été officiellement relevé.

«Une citoyenne nous a toutefois contacté, affirmant avoir quelques éruptions cutanées. Mais on ne sait pas c’est si lié à la dermatite du baigneur. Ça fait plusieurs années que cette infection ne fait pas de ravages ici. On se préoccupe davantage des algues bleues», dit-elle.

Pierre Beaudoin, secrétaire de Renaissance Lac Brome, soutient également que le lac Brome est épargné par ce fléau, et ce, malgré la présence importante de canards.

«Le geste le plus efficace pour prévenir les cas de dermatite du baigneur est d’éviter de nourrir les canards, ce que semblent faire les riverains du lac Brome. Les gens doivent être vigilants et suivre les consignes de la Santé publique en la matière», affirme-t-il.

La dermatite du baigneur peut être attrapée à partir d’excréments d’oiseaux, qui entraînent alors la contamination des escargots en bordure du rivage. À partir de ceux-ci, des cercaires (petites larves) sont libérées pour retourner contaminer les oiseaux aquatiques.

 

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