La MRC rejette l’idée d’un moratoire

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Par Claude Hebert
La MRC rejette l’idée d’un moratoire
Le maire de Lac-Brome

La MRC de Brome-Missisquoi n’écarte pas la possibilité d’une intervention visant à protéger les sommets de plus de 500 mètres d’altitude, mais attend de connaître les résultats d’une étude de caractérisation du territoire, réalisée par une firme spécialisée à la demande de Renaissance Lac Brome, avant d’aller plus avant dans cet épineux dossier.

Le comité d’aménagement de la MRC estime qu’il est difficile pour les élus de prendre position dans ce dossier en raison de l’absence d’études approfondies sur les conséquences du déboisement, de l’ouverture de routes et de la construction d’habitations au sommet des montagnes.

Le conseil des maires joue également de prudence et attend les résultats de l’étude de caractérisation avant de se prononcer sur la pertinence de la demande du maire Gilles Decelles, de Lac-Brome, qui réclame l’interdiction de toute nouvelle mise en chantier en haute altitude à Lac-Brome et Bolton-Ouest d’ici la fin de l’année en cours.

Le maire Decelles estime que la MRC devrait agir «en bon père de famille» et prendre tous les moyens à sa disposition pour éviterl’irréparable. À ses yeux, le plus tôt sera le mieux.

Ses homologues de Dunham et Frelighsburg, Jean-Guy Demers et Jacques Ducharme, partagent son point de vue.

«En matière d’environnement, il n’est pas possible de revenir en arrière. (…) On ne peut que constater les dommages. (…) Ce devrait être aux développeurs de démontrer que leurs actions ne portent pas préjudice à l’environnement… et non le contraire!», insiste M.Decelles.

Gestion des eaux de surface

La MRC de Brome-Missisquoi souhaite se doter d’un plan d’action triennal pour mieux contrôler la quantité d’eau qui arrive tout droit des montagnes tout en améliorant la qualité des plans d’eau de son territoire.

«Après l’ouragan Irène, en août 2010, la MRC a décidé d’intervenir et de se doter d’une stratégie régionale en matière de gestion des eaux de surface. Toutes les municipalités conviennent que le problème existe et qu’il faut passer à l’action», indique le préfet Arthur Fauteux.

Les maires se réuniront le 23 octobre prochain, au siège social de la MRC, pour débattre de la question

«Les élus devront alors décider qu’est-ce qu’on fait et dans quel ordre on le fait. Ils auront également à se prononcer sur les responsabilités de la MRC et celles de chacune des municipalités en matière de gestion des eaux de surface», ajoute M.Fauteux.

Le maire Jean-Guy Demers, de Dunham, se fait l’avocat du diable et laisse entendre que les élus devraient être plus conséquents dans leurs prises de position.

«Après avoir refusé l’adoption d’un règlement de contrôle intérimaire, d’une durée limitée, pour protéger les sommets de Bolton-Ouest et Lac-Brome, les élus sont maintenant prêts à s’assoir pendant trois heures autour d’une table pour discuter de la façon de mieux gérer les eaux de surface», fait-il remarquer.

La MRC a fait appel à la firme Bioflia et mis sur pied un comité spécial, formé de 13 élus, gestionnaires et représentants de groupes environnementaux, pour établir un modèle de réglementation en la matière.

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