La vie après le 4 septembre

La vie après le 4 septembre
Louisette Hébert

Les équipes des députés sortants dans Granby et dans Brome-Missisquoi, François Bonnardel et Pierre Paradis, ont beau travailler d’arrache-pied pour conserver leur emploi et ceux de leur équipe, rien n’est moins certain. Pensent-ils à la vie après le 4 septembre?

À quelques jours du scrutin général, l’issue du vote est loin d’être définie. Un gouvernement majoritaire libéral? Un gouvernement péquiste minoritaire avec la Coalition avenir Québec? Un gouvernement minoritaire libéral avec le Parti québécois? Plusieurs scénarios sont sur la table et rien n’est gagné d’avance pour les candidats et leurs employés.

Dans la circonscription de Brome-Missisquoi, Louisette Hébert, attachée politique du député sortant Pierre Paradis depuis 14 ans, confie qu’elle ne se pose même pas la question. «Je travaille pour Pierre Paradis. Dans ma tête, on va être là le 5 septembre», répond-elle du tac au tac.

Dans Granby, même si les sondages sont favorables pour le candidat de la Coalition avenir Québec, François Bonnardel, son attachée de presse, Catherine Demers, ne crie pas victoire trop vite. «Ça fait partie de la <I>game<I>. C’est pourquoi on travaille si fort dans la campagne. On ne se bat pas juste pour la <I>job<I> du député, on se bat aussi pour la nôtre!», lance-t-elle. Elle explique qu’en campagne électorale, ses journées débutent à 5h30 et ne se terminent jamais avant 21h00 ou «au moment où je tombe raide morte dans mon lit, dit-elle en riant. C’est du sept jours par semaine. J’ai pris ma première journée de congé depuis le 15 juillet dernier samedi dernier (25 août). Je suis allée jouer au golf et j’ai quand même pris six ou sept appels téléphoniques.»

Catherine Demers ajoute que même si les sondages sont favorables à François Bonnardel, «on ne le saura réellement que le 5 septembre. Si le vote ne sort pas, ça ne veut rien dire. On se reparle le 5 septembre ou on ne se reparle pas», conclut-elle.

Allocations de départ

La Loi sur les conditions de travail et le régime de retraite des membres de l’Assemblée nationale prévoit qu’un député sortant, qui est défait lors d’une élection, a droit à une allocation de transition. «Cette allocation est égale à deux fois le traitement mensuel du député pour chaque année complète pendant laquelle il a été membre de l’Assemblée». L’allocation de transition remise au député sortant ne peut être inférieure à quatre fois son salaire mensuel, mais ne peut dépasser son salaire annuel. À titre d’exemple, en cas de défaite, François Bonnardel, obtiendrait une allocation de 76 477,21$. Avec sa trentaine d’années de députation, son voisin de circonscription, Pierre Paradis, obtiendrait le montant maximal prévu par la Loi, soit l’équivalent de son salaire annuel de 107 802,50$, soit le revenu annuel de base d’un député provincial (86 242$ en date du 1er avril 2012) et l’indemnité additionnelle de 21 560,50$ que lui donne son statut de président de la Commission de l’agriculture, des pêcheries, de l’énergie et des ressources naturelles.

Quant aux employés d’un député, le Règlement sur la rémunération et les conditions de travail du personnel d’un député prévoit que leurs fonctions se terminent trente jours après le scrutin. Dans le présent scénario, les employés des députés sortants seraient rémunérés jusqu’au 4 octobre 2012.

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