Le café Jehane-Benoit ouvre ses portes à Sutton

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Par Stéphanie MacFarlane
Le café Jehane-Benoit ouvre ses portes à Sutton
Joliment décoré avec des touches de rose, des oeuvres à l’effigie de Jehane Benoit et certains vestiges provenant de l’exposition, le café peut accueillir huit clients assis à la fois. (Photo : Journal Le Guide - Stéphanie Mac Farlane)

GASTRONOMIE. Jehane Benoit s’enracine un peu plus à Sutton. Après y avoir vécu pendant 31 ans et avoir fait l’objet d’une exposition en 2012, voilà que le Musée des communications et d’histoire de Sutton y dédie son tout nouveau café, qui ouvrira ses portes le 23 juin.

Les clients pourront y déguster des pâtisseries inspirées de Jehane Benoit. L’entreprise de Sutton, Les macarons de Nathalie, a créé un macaron spécialement pour le café. Ce petit gâteau aux formes arrondies est aux saveurs préférées de la pionnière de la gastronomie culinaire : à la menthe et aux fraises.

«Tout est inspiré de Mme Benoît, que ce soit les macarons ou les pâtisseries. Les tartelettes seront toujours inspirées des recettes de Jehane Benoit», souligne Richard Leclerc, président du Musée des communications et d’histoire de Sutton.

Ce dernier précise qu’aucune nourriture n’est préparée à l’endroit. «On ne cuisine pas, on sert», dit-il. Le café Jehane-Benoit détient tout de même un certificat du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ).

En outre, les clients pourront déguster des cafés provenant du Cafetier et des thés venant du Comptoir du marchand de thé. «On essaie de faire quelque chose en lien avec la communauté et on ne rentre pas en concurrence avec les autres commerces», poursuit M. Leclerc.

Des boissons fraîches seront aussi servies. «Le café est zéro plastique. De l’eau de la source [de Sutton] sera disponible dans une cruche pour les clients. L’eau sera aromatisée aux agrumes», ajoute Richard Leclerc.

Joliment décoré avec des touches de rose, des oeuvres à l’effigie de Jehane Benoit et certains vestiges provenant de l’exposition, le café peut accueillir huit clients assis à la fois. Par beau temps, les visiteurs peuvent aussi profiter des tables à pique-nique disposées à côté du Musée, dans le parc public Jehane-Benoit.

Certains vestiges provenant de l’exposition de 2012 ornent le café Jehane-Benoit.

Naissance du projet

L’idée d’établir un café a germé lorsque Charles Constantin, vice-président du Musée, a visité le Centre culturel et du patrimoine Uplands à Lennoxville. «Il y a 30 ans, ils ont ouvert un salon de thé et c’est devenu la vache à lait du musée», explique Richard Leclerc.

Le conseil d’administration du Musée des communications et d’histoire de Sutton a réfléchi à l’idée de faire un café en l’honneur de Jehane Benoit. «C’est notre marque significative dans la région», poursuit M. Leclerc.

Si au départ, le café devait prendre place dans le garage, il a toutefois été aménagé à l’entrée de l’établissement, sous les conseils de Sylvain Drouin, professeur à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ).

Le café Jehane-Benoit a reçu une aide financière de quelques milliers de dollars du Pacte Brome-Missisquoi. Si c’est un projet-pilote, Richard Leclerc souhaite bien qu’il s’établisse définitivement à Sutton. Outre faire connaître l’oeuvre de Jehane Benoit, l’objectif serait de financer, avec les recettes des ventes, les expositions du musée et peut-être d’offrir une deuxième exposition dans l’année.

Perpétuer la mémoire de Jehane Benoit

Jehane Benoit a vécu à Sutton de 1956 jusqu’à son décès en 1987. Connue pour sa populaire Encyclopédie de la cuisine canadienne, elle a publié une cinquantaine de livres de recettes en plus d’avoir fait de la radio.

Avec l’exposition, le café et le parc au nom de Jehane Benoit, Richard Leclerc et le Musée des communications et d’histoire de Sutton relatent lentement la notoriété de Mme Benoit. «On essaie de lui donner la visibilité à laquelle elle a droit. Pourquoi est-ce que Sutton ne deviendrait pas le village de Jehane Benoit?» questionne Richard Leclerc en faisant référence à Fred Pellerin qui a mis Saint-Élie-de-Caxton sur la carte.

M. Leclerc avoue qu’il continuera à «travailler fort» pour que Jehane Benoit soit reconnue à Sutton. «Pour moi, c’est important de garder l’histoire en tête. Avec le café, on a l’intention de rendre l’histoire plus accessible aux gens», dit-il.

 

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