Le Centre femmes des Cantons organise une vigile en marge de la journée du 6 décembre

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Par Claude Hebert
Le Centre femmes des Cantons organise une vigile en marge de la journée du 6 décembre
Des boules de Noël portant le nom de chacune des victimes ont été installées à l’extérieur des locaux du Centre femmes des Cantons, boulevard Dieppe, à Cowansville. (Photo : Gracieuseté)

MÉMOIRE. Le Centre femmes des Cantons organisait une vigile, aujourd’hui, à l’occasion de la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes.

Cette action symbolique avait pour but d’honorer la mémoire des 14 femmes tuées à la Polytechnique le 6 décembre 1989, mais également les victimes de féminicide au Québec en 2022.

Une quinzaine de personnes se sont réunies à l’extérieur des locaux de l’organisme, où des boules de Noël portant le nom de chacune des victimes avaient été installées et illuminées. Les noms des victimes ont par ailleurs été mentionnés à voix haute, un moment émouvant qui s’est conclu avec une minute de silence visant à rappeler ces tristes événements.

Des représentants du bureau de circonscription de la députée provinciale Isabelle Charest et de divers organismes communautaires de Brome-Missisquoi ont tenu à être présents lors de l’événement.

«Le premier féminicide de l’année a eu lieu tout près de chez nous, à Dunham. Cette tragédie dans notre MRC a été une douche froide, un rappel inévitable de l’urgence d’agir pour éliminer concrètement les violences faites aux femmes. Malgré les efforts des différentes instances, chacune de ces vies perdues nous démontre que nous devons collectivement en faire plus. Je dis bien collectivement, car la lutte contre la violence faite aux femmes ne peut reposer uniquement sur les épaules des victimes», signale Josiane Whittom, coordonnatrice générale du Centre femmes des Cantons.

Micaela Robitaille, animatrice-intervenante au sein de ce même organisme, prend soin de rappeler que les victimes des féminicides de 2022 habitaient différentes régions du Québec, étaient de tous âges et de diverses origines.

«Cela nous rappelle que les féminicides peuvent arriver n’importe où, à n’importe quel âge, peu importe d’où l’on vient. Voilà pourquoi nous devons rester vigilantes et solidaires afin de pouvoir être là pour celles qui en ont besoin», indique Mme Robitaille.

Sa collègue Christine Sauriol invite par ailleurs la population à faire preuve de solidarité.

«L’élimination des violences faites aux femmes nous concerne tous et toutes! Gardons les yeux, les oreilles et les bras ouverts afin que les victimes de violence trouvent rapidement des personnes alliées à qui se confier et qui pourront les soutenir», insiste-t-elle.

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