Le Cowansvillois Robert Pincott poursuit sa mission communautaire

Le Cowansvillois Robert Pincott poursuit sa mission communautaire

Robert Pincott, qui a pris sa retraite de la médecine en 1997, continue d’être grandement impliqué pour la communauté et demeure actif.

Crédit photo : Journal Le Guide – Xavier Demers

PORTRAIT. Arbitre de hockey, séances d’entraînement deux ou trois fois par semaine, implication communautaire, bénévolat: rien n’arrête Robert Pincott. L’ancien médecin de famille, aujourd’hui âgé de 86 ans, continue de redonner à la communauté.

«La plupart de notre éducation a été payée par les payeurs de taxes. Le coût à l’université n’était pas dispendieux à l’époque, il ne l’est pas plus maintenant. C’est une dette qu’il faut repayer et la seule façon qu’on peut le faire, c’est par le bénévolat. On considère qu’on n’a pas payé toute notre dette encore!»

Dr Pincott se garde bien actif, autant au point de vue de l’implication communautaire que l’activité physique.

«Je suis actif, je fais du gym deux ou trois fois par semaine, j’arbitre le hockey une fois par semaine et notre maison est assez grande, c’est une ancienne ferme. Notre terrain est à peu près d’un acre et demi. C’est mon épouse et moi qui faisons tout l’entretien.»

S’il a accroché ses patins de hockeyeur il y a six ans, il continue de s’impliquer dans le sport qu’il a disputé pendant 45 ans.

«Quand je jouais au hockey, j’avais toujours mon paget (téléavertisseur) avec moi. On ne sait jamais quand quelqu’un peut accoucher. J’ai arrêté de jouer à l’âge de 80 ans parce que je prends un anticoagulant. Maintenant, j’arbitre dans une ligue d’hommes de 60 ans et plus. C’est important garder les contacts sociaux. Notre groupe à Bromont est excellent. C’est mixte anglo-franco. On a des activités sociales, comme un dîner au mois d’août, par exemple.»

«Comme l’a déjà dit Benjamin Franklin, il y a beaucoup de temps pour le sommeil après la mort!»– Robert Pincott

«Il n’y a pas beaucoup de gens dans la région de notre âge ou plus vieux, a-t-il ajouté. Je dis souvent que nos amis sont 3D, dead, departed or demented

Implication communautaire

Robert Pincott demeure grandement impliquer dans la vie communautaire de la région.

«On continue à faire du bénévolat. On fait de la popote une fois par deux semaines. Mon épouse travaille à la boutique de l’hôpital.»

Dr Pincott a également fait partie du groupe du Vélothon pour la Fondation BMP qui a ramassé le plus gros montant, avec un total de 29 000$.

«Pour la Fondation, j’ai déjà été sur le conseil d’administration. Mon implication, maintenant, se résume au Vélothon. Je fais des jouets en bois pour des organismes, comme la Fondation ou les Chevaliers de Colomb.»

Rarement, l’ancien médecin de famille refuse une offre pour venir en aide à la communauté.

«J’ai la philosophie que quand quelqu’un me demande de faire quelque chose, il y a deux réponses, oui ou non. J’ai toujours dit oui, parce que si je dis non trois fois de suite, il n’y aura pas d’autre demande!»

D’ailleurs, selon lui, son implication lui a permis de ne pas faire d’épuisement professionnel, alors que son travail de médecin de famille, qui le passionnait, lui en demandait beaucoup.

«J’ai jamais fait de burn-out et d’après moi, la raison, c’est parce que j’avais beaucoup d’intérêts à l’extérieur du travail. Je travaillais fort, une moyenne de 55h ou 60h par semaine, mais j’ai toujours eu le temps de faire autre chose.»

Passion pour la médecine

Robert Pincott est arrivé dans la région de Cowansville en 1959, alors qu’il en était à sa troisième année de formation à l’université McGill.

«Mon histoire avec l’hôpital date de longtemps. Je suis arrivé ici comme étudiant, à ma troisième année en médecine à McGill, en 1959. J’ai passé l’été ici comme étudiant à l’hôpital, j’étais le premier. Après ma résidence, j’ai été invité à revenir ici et j’ai commencé la pratique médicale en 1961.»

Originaire de Terre-Neuve, et ayant habité à Senneville sur l’île de Montréal, il recherchait un endroit qui correspondait à quelques critères.

«On voulait une petite ville, dans la province du Québec, avec un hôpital, des médecins, économiquement sécure, avec des collines, des lacs, avec une communauté assez anglophone. J’ai demandé à un de mes professeurs où je pouvais trouver ça. Il m’a suggéré Cowansville. Ça répondait à tous ces critères. Et en plus, il n’y a pas de maringouins ni de mouches noires!»