Le maire Ducharme salue leur courage

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Par Claude Hebert
Le maire Ducharme salue leur courage

Le maire Jacques Ducharme

Un an après son entrée à l’hôtel de ville de Frelighsburg, le maire Jacques Ducharme estime que les affaires de la municipalité vont relativement bien et se dit prêt à solliciter un nouveau mandat en novembre prochain. Il admet que le départ des trois conseillers démissionnaires «fragilise le fonctionnement du conseil».

 «La bonne nouvelle, c’est qu’ils ont eu l’intelligence de comprendre que leur attitude n’aidait en rien la municipalité et le courage de se retirer», affirme le maire Ducharme, que Journalleguide.com a rencontré au lendemain de l’assemblée spéciale du 20 février dernier.

Jacques Ducharme a été élu par acclamation en février 2012, suite aux départs successifs du maire Roland Lemaire et de la conseillère Lucie Trudel.

Lors de l’entrée en fonction de Jacques Ducharme, l’hôtel de ville était désert en raison, entre autres, d’une vague de départs (l’adjointe administrative et l’inspecteur municipal. Le nouveau maire a dû agir rapidement.

«J’ai bien compris que quelque chose n’allait pas et je me suis dit qu’il fallait normaliser le processus de gestion pour bonifier le climat de travail et donner à nos employés des charges de travail acceptables», indique l’ancien psychologue clinicien.

Pour changer la tendance, Jacques Ducharme a proposé une nouvelle approche qui, dit-il, a été plutôt bien reçue par le personnel en place, mais moins bien reçu par certains membres du conseil. Le maire de Frelighsburg admet aujourd’hui qu’il n’a pas réussi à faire l’unanimité au sein du conseil.

«Comme une partie du conseil refusait de suivre, j’ai dit aux élus que la règle tacite de l’unanimité, qui prévalait auparavant, n’était plus applicable si on voulait continuer à  fonctionner. La municipalité a réussi à faire avancer les dossiers, mais péniblement, en raison des tensions qui prévalaient au conseil», ajoute M. Ducharme.

Jacques Ducharme a par ailleurs refusé de revoir le traitement accordé au maire suppléant, contrairement à la volonté des conseillers démissionnaires, laissant entendre qu’il appartiendrait au prochain conseil de statuer sur cette question.

«Les trois conseillers trouvaient inéquitable que Charles Crawford reçoive la même rémunération que l’ancienne mairesse adjointe Lucie Trudel. Je tiens cependant à rappeler que M. Crawford n’a jamais touché le moindre sou et remet la totalité de son salaire à l’école Saint-François-d’Assise et au camp Garagona», insiste M.Ducharme.

De la mauvaise foi ?

Jacques Ducharme, à qui on reproche d’effectuer une partie de la tâche de la directrice générale, estime qu’il est prématuré de réévaluer la charge de travail de la principale intéressée, qui dit-il, n’a pas encore récupéré toutes ses forces. Il ajoute que la directrice générale de Frelighsburg a le même profil que les anciens greffiers et greffières municipaux promus au poste de directeur général au début des années 2000.

«La directrice générale travaille chez nous depuis 23 ans et a droit au respect. Elle était là lors de la crise du Pinacle et a toujours fait preuve d’un grand dévouement», insiste-t-il.

Le maire Ducharme prétend également que les trois démissionnaires ont fait preuve de mauvaise foi dans certains dossiers. Il leur reproche notamment leur opposition aux frais de déplacement du directeur du service de protection incendie (environ 2 500$), à l’installation d’une borne sèche dans les limites de la municipalité (un résiduel de quelques milliers de dollars après son installation par un bénévole), au paiement par la municipalité d’une partie des coûts de l’étude de faisabilité sur le prolongement du réseau d’aqueduc-égouts jusqu’à la Maison de la pomme (un résiduel de 4 000$ après la subvention de 20 000$ du FIMM).

Jacques Ducharme en a surtout contre la décision des trois conseillers démissionnaires de «boycotter» le vote sur le règlement d’emprunt visant à financer une partie de la facture du réseau municipal d’aqueduc et d’égouts.

«Il est inacceptable que des conseillers ne se présentent pas lors d’un vote sanctionnant leurs propres décisions des deux dernières années, après avoir été partie prenante à toutes les étapes du processus. La municipalité a réussi à emprunter 3,8M $ à un taux de 2,6% sur cinq ans ferme. Le provincial lui remboursera 2M $ sur dix ans, plus les intérêts. Le plus curieux, c’est que le partage des coûts entre les divers paliers de gouvernement a été décidé en 2011, soit avant mon arrivée», poursuit le maire Ducharme.

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