Le premier planétarium extérieur au monde accessible dès samedi

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Par Stéphanie MacFarlane
Le premier planétarium extérieur au monde accessible dès samedi
L’ObservÉtoiles prend place dans un amphithéâtre naturel, bâti à l’image des théâtres grecs antiques. (Photo : Tirée de Facebook)

TOURISME. Les amateurs d’astronomie pourront bientôt profiter des nouvelles installations de l’ObservÉtoiles du Diable Vert à Sutton, le premier planétarium à ciel ouvert de réalité augmentée au monde. Alors que les premiers spectateurs sont attendus le 23 juin, l’organisation annonce avoir obtenu son accréditation de «réserve de ciel étoilé» octroyée par la Société royale d’astronomie du Canada (SRAC).

Au Diable Vert a récemment reçu la désignation de réserve canadienne de ciel étoilé, remise par la SRAC. La station de montagne devient ainsi la première station privée du Québec, la deuxième dans les Cantons-de-l’Est ainsi que le 21e endroit du genre au Canada.

«Notre site s’enracine au coeur d’une nature luxuriante presque exempte de pollution lumineuse, ce qui favorise l’observation des étoiles. Le ciel est une attraction en soi ici. Sur 88 constellations, 35 sont visibles de chez nous», mentionne, dans un communiqué, Jeremy Fontana, propriétaire de la station Au Diable Vert.

Cette distinction tombe à point avec le lancement de l’ObservÉtoiles. Cette nouvelle activité prend place dans un amphithéâtre naturel, bâti à l’image des théâtres grecs antiques. L’ObservÉtoiles est situé à 1000 pieds d’altitude, à flanc de montagne, sur les terrains du Diable Vert, situé sur le chemin Staines à Sutton.

L’ObservÉtoiles, décrit comme un spectacle astronomique en plein air qui combine science et éducation, se vit avec un téléphone intelligent et un casque à réalité augmentée, tous deux fournis sur place. Une application, conçue par Star Chart, combinée au casque produit par la firme Aryzon, permet de combiner l’image numérique au ciel étoilé réel.

«Les participants pourront voir le véritable ciel étoilé prendre une autre dimension, devant leurs yeux, en haute définition, avec la superposition digitale des constellations illustrées à la façon du 17e siècle», décrit-on. Un guide, muni d’un pointeur laser d’astronomie, se chargera d’animer le spectacle cosmique et de raconter l’histoire des constellations.

Au cours de l’expérience, les utilisateurs verront s’afficher le nom des étoiles, des planètes et même des satellites qui passeront au-dessus de leur tête. L’activité est possible même par temps nuageux. Enfin, chaque représentation nocturne sera adaptée à la réalité changeante du ciel.

Sièges chauffants

Un total de 184 spectateurs pourra assister à chaque spectacle. L’ObservÉtoiles sera ouvert neuf mois par année. Lors des soirées plus fraîches, les visiteurs pourront profiter de sièges chauffants à température réglable créés par la firme Arena Comfort Products.

Si chaque spectacle céleste dure 60 minutes, les visiteurs doivent prévoir deux heures, notamment pour l’accueil et la distribution des appareils. En payant les frais d’accès de 45,99 $, chaque participant pourra ensuite profiter de la technologie sur son propre téléphone intelligent, grâce à une application mobile téléchargeable et au casque de réalité augmentée avec lequel il repartira.

Les astronomes amateurs pourront ainsi revivre l’expérience de l’ObservÉtoiles peu importe où ils se trouvent sur la planète. De plus, Andrew Fazekas, connu comme le Night sky guy de National Geographic, continuera à développer du contenu et des mises à jour d’intérêt pour l’application.

Investissement

Le vaste projet a nécessité un investissement de 600 000 $. Le ministère du Tourisme a octroyé une aide financière de 332 000 $, laquelle est tirée de trois programmes distincts, en plus de l’Entente de partenariat régional en tourisme (EPRT), de pair avec Tourisme Cantons-de-l’Est.

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