Le projet agricole collectif de Bolton-Ouest prend forme

Le projet agricole collectif de Bolton-Ouest prend forme

Le collectif AgriCollwbo cultivera dans un premier temps du foin

AGRICULTURE. Les bases du nouveau projet agricole interpellant à la fois l’esprit de communauté et le patrimoine sont bien en place à Bolton-Ouest.  

«AgriCollwbo», un acronyme bilingue, c’est le nom donné à ce projet qui veille à revaloriser 1100 acres de terre. Annoncé il y a un an, il culminait en mars avec le dépôt du rapport de faisabilité à la MRC de Brome-Missisquoi et vise à mettre sur pied un modèle novateur d’agriculture, qui permettra entre autres de nouer des liens à l’intérieur de la petite communauté. Cette mise en commun des ressources doit aussi offrir du travail aux gens de Bolton-Ouest.         

L’initiative est à ce stade-ci soutenue par neuf propriétaires, dont le président du comité exécutif Pierre Boivin. «On espère ajouter d’autres membres au cours de l’été, au fur et à mesure que ce qu’on fait et que nos objectifs commencent à être un peu plus connus à Bolton-Ouest», fait valoir l’ancien président du Canadien de Montréal.  

Les premiers débouchés du projet permettront d’amorcer la production de foin de qualité et de bois. À terme, ce sont plus précisément 300 acres de terres qui y seront dédiées. Une partie des pâturages, environ 200 acres, doit toutefois être revitalisée. «Plusieurs des propriétés ont besoin d’un an ou deux de préparation pour éventuellement produire du foin, pour lequel nous serons très pointilleux sur les intrants, question d’obtenir un haut niveau de qualité de foin. On travaille étroitement avec les agriculteurs locaux, qui ont l’expertise et la machinerie», laisse entendre M. Boivin.   

Bien que certains éléments restent à être déterminés, le potentiel de production est évalué à environ un millier de balles, qui pourront être revendues aux agriculteurs locaux. 

Quant au volet forestier, le groupe a obtenu de l’aide du gouvernement provincial pour mettre en marche un plan d’aménagement global qui couvre 1000 acres d’étendue boisée commune. «Il s’agit là de s’assurer que les forêts soient bien entretenues, qu’elles soient en santé pour les générations futures», mentionne M. Boivin.

Le collectif n’exclut pas éventuellement de faire une place à la production animale, comme il en était question lors des premières ébauches. Un volet érablière pourrait aussi être développé à mesure que les membres apprennent à se connaître et à travailler ensemble.  

Poster un Commentaire

avatar