L’Orpailleur fait l’acquisition d’Union libre pour son 40e anniversaire

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Par Claude Hebert
L’Orpailleur fait l’acquisition d’Union libre pour son 40e anniversaire
Charles-Henri de Coussergues, vigneron et copropriétaire du vignoble de l’Orpailleur. (Photo : Gracieuseté)

VITICULTURE. Le vignoble de l’Orpailleur souligne ses 40 ans de belle façon avec l’acquisition d’un autre domaine viticole, la publication d’un livre et le lancement d’un vin rosé.

L’entreprise de Dunham a été fondée par quatre passionnés, Hervé Durand, Charles-Henri de Coussergues, Frank Furtado et Pierre Rodrigue qui continuent de travailler ensemble quatre décennies plus tard.

«L’idéateur du projet, Hervé Durand, habite la France, mais nous rend visite cinq ou six fois l’an. Les trois autres actionnaires se rencontrent au vignoble sur une base beaucoup plus régulière», signale Charles-Henri de Coussergues, vigneron et copropriétaire de l’entreprise.

L’Orpailleur accueille des visiteurs depuis 1985 et leur fait découvrir le travail de l’artisan vigneron en climat nordique. Le vignoble possède un site agrotouristique, l’Économusée du vigneron, et un restaurant, Le Tire-Bouchon.

L’établissement compte 162 000 pieds de vigne et récolte 250 tonnes de raisins annuellement issus d’un terroir composé d’un amalgame d’argile, de sable, de gravier et de blocs rocheux.

Acquisition de taille

L’année 2022 marque également un tournant dans l’histoire de l’Orpailleur avec l’achat du vignoble et verger Union Libre.

«Il s’agit – et de loin – de la plus importante acquisition de notre entreprise au fil des ans. Nous n’étions pas en mode achat, mais le propriétaire souhaitait se retirer. Comme le site est situé juste en face de nos installations, il nous apparaissait opportun de saisir l’occasion», indique M. de Coussergues.

Union Libre a vu le jour en 2010 et est devenu au fil des ans un vignoble et verger de 70 acres. Celle-ci compte 31 000 pieds de vigne et récolte 45 tonnes de raisins chaque année provenant de sols boisés, riches en minéraux et matières organiques, reposant sur des strates d’ardoise. Ses produits – au nombre de 11 – se caractérisent par leur fraîcheur et leur minéralité distincte.

«Nous allons poursuivre le travail réalisé jusqu’ici par le propriétaire des lieux. Notre objectif est de préserver son terroir et d’y développer des vins de qualité, aux expressions uniques. Union Libre conserve le même nom, les mêmes installations, les mêmes techniques de vinification et le même personnel, à l’exception du chef de culture. En d’autres mots, l’Orpailleur s’agrandit (…) tout en apportant son expérience à Union Libre», résume M. de Coussergues.

Un nouveau vin rosé

L’Orpailleur souligne par ailleurs ses 40 ans avec la mise en marché de L’Orpailleur Frisant, un rosé légèrement pétillant avec des notes muscatées et un faible degré d’alcool.

Élaboré à partir d’un assemblage de muscat osceola et muscat de New York, deux des cépages les plus expressifs du vignoble, ce vin s’ajoute aux 13 vins issus de 15 cépages cultivés à l’Orpailleur.

«Le nouveau rosé, offert en quantité limitée pour la saison estivale, est disponible en ligne et au vignoble seulement. On dispose d’environ 2600 bouteilles», précise M. de Coussergues.

Quarante ans d’histoire

Pour se familiariser avec la petite histoire de ce grand vignoble, les amateurs de vin sont invités à consulter le livre Vignoble de l’Orpailleur / 40 ans 1982-2022.

Cet ouvrage, portant la signature d’Hervé Durand, nous rappelle notamment que l’Orpailleur a planté ses premières vignes en 1982 et été le tout premier vignoble québécois à vendre du vin à la Société des alcools du Québec (SAQ). C’était en 1996. Il demeure aujourd’hui le leader de la catégorie «Vins du Québec» avec quatre de ses produits en vente dans plus de 300 succursales de la SAQ.

L’auteur prend également soin de rappeler que le vigneron de l’Orpailleur, Charles-Henri de Coussergues, a été président de l’Association de vignerons du Québec et est actuellement président de l’Association de l’agrotourisme et du tourisme gourmand. Ce dernier notamment contribué à l’adoption et à l’amélioration de nombreuses lois favorisant le rayonnement des vignobles québécois au Canada et à l’étranger.

«Je crois plus que jamais en l’avenir de la viticulture au Québec. La demande est aujourd’hui plus forte que l’offre, car la qualité des vins est là et les consommateurs sont au rendez-vous», affirme M. de Coussergues, d’un ton enthousiaste.

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