Stanbridge East en ébullition pour le tournage de Still Life

Par Julie Constantineau
Stanbridge East en ébullition pour le tournage de Still Life
Tournage d'un téléfilm

Le village de Stanbridge East au complet est en effervescence depuis le début du tournage d’un téléfilm basé sur le premier roman policier de Louise Penny, Still Life  (En plein cœur). Plusieurs retombées locales positives en découlent pour la petite municipalité à majorité anglophone. 

Toute la semaine du 1er au 5 octobre, la machine de production s’est installée dans le village. Plusieurs résidents ont été emballés par le projet qui porte à l’écran un des livres de l’auteure, aujourd’hui résidente de Sutton. Ses romans policiers, dont l’action se situe dans un petit village fictif des Cantons-de-l’Est (Three Pines), ont connu d’incroyables succès en librairie et ont été traduits en 23 langues.   

Si la romancière tenait à ce que le tournage ait lieu dans la région, la production semble également soucieuse de faire participer la population locale au tournage. Pam Dillon, responsable des figurants locaux et résidente de Stanbridge East, raconte : «Un jour, un monsieur François Fauteux est venu cogner à ma porte, il cherchait des extérieurs pour tourner un film de Louise Penny. Il est revenu quelques semaines plus tard et m’a demandé si je voulais travailler avec eux». La dame reçoit alors le mandat de trouver 116 figurants pour le film. Elle fait d’abord la totalité des appels dans la municipalité de Stanbridge East. «Je voulais donner le premier choix aux gens du village», explique-t-elle. Au fil des communications téléphoniques, Pam réalise que plusieurs habitants de la petite communauté connaissent très bien la romancière et lui vouent une grande admiration. «Les gens n’ont pas seulement accepté un travail, ils aiment Louise Penny et veulent vivre l’expérience en contribuant au succès du film», soutient-elle.

Finalement, 97 des 116 figurants ont été dénichés à Stanbridge East et dans les villages des alentours. Des gens de Knowlton, Dunham, Venise-en-Québec, Frelighsburg, Sutton, Bedford et Stanbridge Station participent aussi à l’aventure. Les repas sont fournis et le salaire, établi à 12$ de l’heure leur est versé à la fin de chaque journée.

Le quartier général de la production a élu domicile au centre communautaire de Stanbridge East et tout l’argent amassé grâce à sa location sera versé au profit des activités sportives des enfants du village.

L’endroit bourdonne d’activité et l’extérieur est transformé par la présence massive des roulottes de la production. Pam s’y affaire, visiblement à l’aise et est saluée chaleureusement par tous ceux qu’elles croisent. Pendant l’entrevue avec Le Guide, Brian Dennis, l’un des trois coproducteurs, vient s’asseoir quelques instants avec elle pour prendre de ses nouvelles, avant de repartir au boulot. Une jeune femme affairée entre en trombe quelques instants plus tard. «Pam, il faut rappeler tous les figurants et leur demander d’apporter leur parapluie personnel demain matin», s’exclame-t-elle.

À quelques mètres du quartier général, le tournage bat son plein, à l’extérieur du Old Mill, le mythique bar du village. Deux agents de circulation arrêtent les voitures pendant les scènes. L’un d’eux, Alex Chabot, raconte qu’il a été engagé sur le champ lorsqu’il s’est présenté aux responsables du tournage. Également résident de Stanbridge East, il constate que la plupart des habitants locaux apprécient l’expérience. «Il y en a quand même quelques-uns qui trouvent ça fatigant», précise-t-il. Quelques instants plus tard, un automobiliste dont la voiture est immobilisée par les agents de circulation, lance, exaspéré «Est-ce qu’on peut passer? On travaille nous aussi !»

D’autres effets positifs

Au chapitre des retombées locales, les auberges proches de Stanbridge East ont aussi de quoi se réjouir. Plusieurs membres de la production dorment à L’Oeuf (Mystic), à L’Euro-Spa (St-Ignace de Stanbridge) et à l’Auberge des Carrefours (Cowansville). «Toutes les chambres de l’auberge sont louées et on a dû refuser d’autres membres de l’équipe par manque de places», raconte Pierre Normandeau, propriétaire de L’Oeuf. «Il faut prendre soin de ces équipes-là, parce qu’elles apportent de belles retombées économiques pour la région», conclut-il. Selon lui, si l’accueil local est efficace et chaleureux, les équipes de production tendent à revenir pour d’autres projets.

 

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