Une Cowansvilloise retrouve sa mère biologique grâce à Facebook

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Par Stéphanie MacFarlane
Une Cowansvilloise retrouve sa mère biologique grâce à Facebook
À 45 ans, Nancy Barabé rencontrera sa mère biologique le 4 août pour la première fois de sa vie. Elle a pu la retrouver grâce à Facebook. (Photo : Journal Le Guide - Stéphanie Mac Farlane)

TÉMOIGNAGE. Nancy Barabé, une résidente de Cowansville, a lancé une bouteille à la mer version 2.0 le 22 juillet dernier. Croyant que sa mère biologique résidait dans la région de Rivière-du-Loup, elle a publié un avis de recherche sur la page Spotted: Rivière-du-Loup. Trois heures plus tard, elle parlait à sa mère au téléphone, une première discussion en 45 ans. La Cowansvilloise, qui la rencontrera en personne le 4 août, peine encore à y croire.

«Je ne m’attendais pas à ça! […] C’est un coup de chance, dit-elle, en entrevue avec le journal Le Guide. Ça change une vie et ça remplit un vide.»

La femme de 45 ans n’a jamais connu sa mère biologique. Son père, à l’âge de 18 ou de 19 ans, a rencontré la mère biologique de Nancy Barabé lors d’une tournée à Rivière-du-Loup.

«Elle a quitté sa ville natale pour venir rejoindre mon père à Longueuil. Elle était enceinte. Ils se sont mariés. Quand [j’avais] six ou neuf mois, elle s’est séparée de mon père et a confié ma garde à mes grands-parents paternels et elle est retournée à Rivière-du-Loup», explique Nancy Barabé.

La Cowansvilloise a effectué des recherches dans la région de Rivière-du-Loup pour retracer sa mère biologique il y a une vingtaine d’années, mais elle n’a pas eu les résultats attendus. «J’étais triste, mais je n’étais pas découragée», note-t-elle. Elle ajoute qu’à cette époque, Claire Lamarche n’animait plus son émission de retrouvailles.

Message

Récemment, originaire de Rivière-du-Loup, le fiancé de sa meilleure amie l’a invité à publier un message sur la page Spotted: Rivière-du-Loup. «Il y a la moitié de la population de Rivière-du-Loup qui suit cette page. J’ai pris deux jours pour rédiger mon message. Je ne voulais pas qu’il soit trop long. J’ai fait un résumé, mais avec assez de détails», mentionne Mme Barabé.

Une heure après, celui qui croyait être son demi-frère lui a écrit. «Il m’a dit qu’il croyait que sa mère était ma mère», raconte Nancy Barabé. Entretemps, l’homme a contacté la dame en question. «Il m’a dit qu’elle était excitée, nerveuse et qu’elle voulait me parler. Trois heures après mon message, je parlais au téléphone avec ma mère», dit-elle, l’émotion dans la voix.

Nancy Barabé ira la rencontrer le 4 août à Rivière-du-Loup. Elle passera une semaine en compagnie de sa mère. Elles pourront rattraper un peu les années perdues. «Elle m’a dit que sa porte était ouverte. Je vais passer la semaine avec elle. On a beaucoup de choses à se dire et il va y avoir beaucoup d’émotions.»

Nancy Barabé rencontrera également ses deux demi-frères âgés de 41 et 43 ans. Depuis les retrouvailles virtuelles, elle discute quotidiennement par messagerie avec l’un d’entre eux. Elle souffle du même coup que sa mère avait parlé de son existence à ses demi-frères.

«Ça va être très intéressant [de rencontrer ma famille] et aussi de connaître mes racines. Ça va enfin combler un vide.»

Plus tard, Nancy Barabé espère bien que sa mère pourra rencontrer ses trois enfants et ses deux petites-filles.

Espoir

Par son histoire, Nancy Barabé souhaite pouvoir inspirer d’autres personnes. Elle est toutefois consciente que tous n’auront pas le même dénouement heureux qu’elle. «Le message que je lance, c’est de ne pas se décourager. Avec moi, ça a fonctionné. Ça peut peut-être fonctionner pour d’autres», croit-elle.

Nancy Barabé ne cache pas qu’en publiant son message, elle craignait de vivre une forme de rejet. «Ma crainte, c’était de faire des recherches et qu’elle ne voudrait pas me voir. Ou encore qu’elle soit décédée.»

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