Une journée zéro plastique organisée à Sutton

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Par Stéphanie MacFarlane
Une journée zéro plastique organisée à Sutton
Daniel Lusignan, Richard Leclerc, Marlène Johnson, Stéphane et Marie-Claude Lusignan collaborent à la journée zéro plastique organisée à Sutton, le 2 juin. (Photo : Journal Le Guide - Stéphanie Mac Farlane)

ENVIRONNEMENT. Une journée zéro plastique, connue ailleurs sous le nom d’attaque de plastique (ou plastic attack), est organisée au IGA de Sutton, le 2 juin. Les objectifs sont multiples, dont celui de conscientiser les citoyens sur le suremballage.

Les citoyens de Sutton poursuivent leur implication dans la cause environnementale. Après avoir répondu «présent» à la première rencontre visant à créer un groupe de travail dont le but sera de faire de Sutton une ville zéro déchet, voilà qu’une journée zéro plastique est dans les cartons.

Le 2 juin, dès 11h,  les citoyens qui complèteront leurs emplettes au marché IGA, situé sur la rue Principale Nord à Sutton, seront accueillis à leur sortie par des bénévoles du groupe BiodiverSutton.

Le principe de l’activité zéro plastique est simple : les gens arrivent à l’épicerie avec leurs contenants et sacs recyclables et font leurs commissions comme à leur habitude. À leur sortie, ils seront invités à transférer les aliments emballés dans du plastique dans leurs récipients personnels. Le plastique sera recueilli dans des bacs à recyclage prêtés par la Ville de Sutton. «On veut amener l’image qui vient avec le message. La quantité de plastique utilisée est effarante», mentionne Marlène Johnson, une citoyenne engagée, responsable de cette journée.

Quant au plastique qui n’est pas recyclable, comme les pellicules souples et transparentes, il sera déposé à un autre endroit. «Le plastique non recyclable va se distinguer [du recyclable]. On veut que les gens réalisent la quantité de plastique qui est utilisé», enchaîne le Suttonnais, Richard Leclerc.

Activité pacifique

Le 2 juin, une multitude d’attaques au plastique seront organisées à l’international et ailleurs au Québec, dont à Montréal et à Sherbrooke. À Sutton, les organisateurs ont délibérément choisi de ne pas nommer l’activité de la sorte, jugeant le titre trop agressif.

«On part de ce qui se fait ailleurs et on le met à notre couleur, poursuit Mme Johnson. On veut lutter contre la surconsommation et le suremballage. Et on veut éduquer. On veut inspirer les gens à faire un petit geste à la fois pour changer les habitudes.»

La théorie des petits pas sera le nerf de la guerre. Richard Leclerc, qui a travaillé sur diverses campagnes de sensibilisation sur le port de la ceinture de sécurité pour la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), fait d’ailleurs un parallèle avec l’actuelle cause qu’il défend. «En 1978, 5 % des gens s’attachaient en voiture. Aujourd’hui, c’est 5 % des personnes qui ne s’attachent pas. Il faut commencer quelque part et répéter, répéter, répéter. En bout de ligne, il y a des changements de comportements. Il faut obtenir un consensus social», dit-il.

Collaboration

Marlène Johnson est allée à la rencontre des propriétaires du IGA de Sutton, les frères et soeurs Lusignan, pour leur expliquer son projet de faire une journée zéro plastique à leur commerce. Le trio a accepté de l’épauler.

«On veut laisser un meilleur héritage possible. Tout le monde est conscient qu’on utilise beaucoup de plastique. IGA travaille régulièrement à trouver de meilleures procédures [pour réduire l’utilisation du plastique]», indique Stéphane Lusignan.

Il ajoute qu’au cours des dernières années, la chaîne d’alimentation, qui fournit les procédures à suivre aux marchands, a amélioré la récupération du carton et du plastique. «Au département des fruits et légumes, les contenants en styromousse ont été éliminés et ont été remplacés par des contenants recyclables, enchaîne-t-il. Il y a une volonté de recycler. IGA travaille là-dessus pour faciliter le recyclage du plastique.»

L’emballage des aliments, qui a un coût, est parfois nécessaire, ajoute M. Lusignan, mais il assure que la chaîne essaie de l’optimiser et d’être écoresponsable.

Les marchés d’alimentation doivent aussi suivre les normes du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de  l’Alimentation du Québec (MAPAQ), notamment en lien avec l’hygiène et la salubrité.

Même si l’utilisation du plastique concerne de nombreuses industries, Stéphane Lusignan croit qu’un marché d’alimentation est le bon endroit pour sensibiliser les consommateurs.

Les personnes qui souhaiteraient s’impliquer dans la cause peuvent se rendre sur la page Facebook BiodiverSutton ou communiquer directement avec Richard Leclerc au 514 891-9560.

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