Une situation d’urgence d’envergure simulée à Cowansville

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Par Stéphanie MacFarlane
Une situation d’urgence d’envergure simulée à Cowansville
Durant cette simulation de mesures d’urgence, qui a duré environ quatre heures, les responsables ont dû évaluer plusieurs possibilités, notamment prévoir des évacuations et la prise en charge de sinistrés, trouver d’autres sources d’eau potable. (Photo : Gracieuseté)

SÉCURITÉ. Un incendie à l’usine de filtration des eaux, un épisode de verglas causant des pannes d’électricité et un camion transportant des matières dangereuses impliqué dans un accident. C’est à ces événements (fictifs) simultanés qu’ont eu à faire face récemment les directeurs de la Ville de Cowansville, lors d’une simulation d’une situation de mesures d’urgence.

Si le scénario peut sembler être tiré par les cheveux, il est très plausible, mentionne Gilles Deschamps, directeur du Service de sécurité incendie de Cowansville. «Ça aurait pu être un accident de train ou encore un crash d’avion», ajoute-t-il. Mais surtout, il fallait un scénario pouvant impliquer toutes les facettes d’un plan de mesures d’urgence, que ce soit le déploiement des équipes spécialisées en matières dangereuses, les communications, les demandes d’entraide avec d’autres services ou encore, les pompiers. L’objectif? Faire vivre une situation de mesures d’urgence aux intervenants, valider les actions à prendre et les étapes à suivre afin d’assurer la sécurité des citoyens.

Simulation

Peu avant 7 h, la chaîne de communication pour joindre les directeurs de la Ville de Cowansville s’est enclenchée, donnant le signal à cette simulation de table d’envergure. Les différents membres impliqués faisaient face à un feu majeur à l’usine de filtration des eaux de la Ville, où se trouvent des réservoirs de chlore et qui menaçaient la réserve d’eau. Simultanément, du verglas s’abattait sur la région, causant des pannes d’électricité. À cela, s’ajoutait l’intervention des services d’urgences sur les lieux d’un accident impliquant un poids lourd qui transportait des produits chimiques. Les équipes faisaient notamment face à un déversement toxique, qui menaçait les citoyens du secteur.

Durant cette simulation de mesures d’urgence, qui a duré environ quatre heures, les responsables ont dû évaluer plusieurs possibilités, notamment prévoir des évacuations et la prise en charge de sinistrés, trouver d’autres sources d’eau potable ou encore court-circuiter une conduite pour alimenter un autre réservoir en eau.

Apprendre des erreurs

Cette simulation d’envergure serait le premier exercice du genre à avoir été effectué sur le territoire cowansvillois, croit Gilles Deschamps. Et ça ne sera pas la dernière fois, assure-t-il. Il espère pouvoir reproduire l’expérience à nouveau. Si Cowansville met en place son plan de mesures d’urgence une à deux fois par année, notamment pour faire face aux inondations, cette simulation a été l’occasion d’impliquer toutes les directions de services, supervisées par le directeur général, Claude Lalonde.

«Tous ont agi comme s’il s’agissait d’une vraie intervention. Ça a très bien été. Ça permet d’aiguiser nos connaissances et d’apprendre des erreurs si jamais certaines sont commises. Et quand ça arrive pour vrai, on s’assure de ne pas répéter ces erreurs, lance Gilles Deschamps. En mesure d’urgence, tu as besoin de t’adapter vite et de prendre de bonnes décisions. Si tu fais quelque chose qui n’est pas correct au début, ça va te rattraper tôt ou tard.»

Ce dernier mentionne que quelques éléments mineurs seront corrigés. De plus, l’exercice a permis de constater que la nouvelle salle dédiée aux mesures d’urgence n’était pas assez grande pour accueillir toutes les personnes impliquées.

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