Cols bleus de Cowansville: début des moyens de pression
MUNICIPAL. Sans contrat de travail depuis le 31 décembre dernier, les cols bleus de Cowansville ont décrété un recours à des moyens de pression. Une stratégie entérinée avec une forte majorité (96 %).
Réunis en assemblée, le 18 février dernier, les quelque 60 cols bleus associés à la Centrale des syndicats démocratiques (CSD) ont voté massivement pour le déploiement de moyens de pression afin de faire débloquer la négociation.
Selon la partie syndicale, les discussions piétineraient malgré les 12 rondes de négociation avec l’employeur. Au moment d’entamer les pourparlers sur les salaires, le syndicat demande à consulter les résultats de l’évaluation des postes réalisée récemment par la Ville, que l’employeur n’a pas encore rendus publics. Chez les syndiqués de la CSD, on reprocherait notamment le manque de limpidité du côté de la partie patronale.
«La transparence, c’est la base du respect. Quand il est question d’argent public, les villes ont le devoir d’être transparentes, autant envers les citoyens qu’envers leurs travailleuses et leurs travailleurs. Les membres souhaitent en arriver rapidement à une entente, mais le message envoyé aujourd’hui est clair: la mobilisation est bien enclenchée et elle prend de l’ampleur avec ce vote de moyens de pression quasi unanime», a indiqué, dans un communiqué, Cédric Vallerand, conseiller syndical au soutien à la CSD.
En dépit des moyens de pression, les services essentiels (le déneigement, l’entretien des parcs et des rues, la collecte des matières résiduelles, le traitement des eaux et l’entretien des installations comme l’aréna et la piscine) seront assurés par les cols bleus.
De son côté, la Ville de Cowansville a refusé de commenter le dossier, soulignant que d’autres discussions sont à l’horaire et qu’elle ne souhaite pas négocier sur la place publique.
