Conservation Lac Brome dresse un bilan positif

ENVIRONNEMENT. L’organisme Conservation Lac Brome fêtait la fin de semaine dernière son 25e anniversaire d’existence. Les responsables de l’organisme en ont profité pour faire le point sur la situation actuelle du lac et rappelé les avancées qui se sont produites lors du dernier quart de siècle.

Conservation Lac Brome souligne que l’état de santé du lac était plutôt critique il y a 25 ans avec une prolifération importante de phosphore, d’azote et de matières en suspension. Ces problématiques étaient causées en bonne partie par les activités agricoles et Canards du Lac Brome.

Ces quantités de phosphore, d’azote et de matières en suspension engendraient régulièrement des interdictions de baignade, sans compter les refoulements d’égouts.

Conservation Lac Brome note les mesures mises en place pour contrer ces problèmes au fil des ans.

Des suivis scientifiques ont été réalisés pour surveiller l’état de la situation.

D’importants efforts de reboisement ont également été faits. Pas moins de 34 000 arbres ont été plantés et 11 800 arbustes ont été distribués.

La préservation de ce milieu naturel exige donc toujours le maintien d’une vigilance citoyenne active, le soutien continu des autorités municipales et la poursuite des efforts menés par Conservation Lac Brome.»

Christian Roy, président de Conservation Lac Brome

La pollution a pu être réduite, entre autres, quant au phosphore avec la fin des déversements de Canards Lac Brome et la mise à niveau des installations septiques.

Des mesures en lien avec le lavage des embarcations, de biovigilance, la présence de la Patrouille Bleue ainsi que des opérations de sensibilisation ont aussi ponctué les 25 dernières années.

DÉFIS

La vigilance doit toutefois rester de mise.

«Malgré ces victoires, le lac Brome demeure un milieu fragile», a déclaré le président de Conservation Lac Brome, Christian Roy.

«Étant peu profond et mésotrophe (en processus de vieillissement naturel), sa santé est constamment menacée par plusieurs facteurs de pression : l’urbanisation croissante et le développement, la vétusté des infrastructures de gestion des eaux usées, le ruissellement, le brassage des sédiments causé par les vagues des bateaux à forte motorisation (wake boats), la présence d’espèces exotiques envahissantes et les résidus historiques de phosphore accumulés au fil des décennies», a-t-il poursuivi.

ORGANISME

L’organisme a été mis sur pied au départ comme regroupement citoyen appelé Renaissance Lac Brome.

Il y a trois ans, Renaissance Lac Brome a changé son nom pour Conservation Lac Brome.

Les responsables de l’organisme soulignent également qu’un autre organisme, la Brome Lake Conservation Association, avait été créé dans les années 60, une des premières organisations de conservation pour une étendue d’eau de la province.