Cultiver le kiwi miniature à Sainte-Sabine

AGRICULTURE. Installés à Sainte-Sabine depuis 2018, Patrick Gaudreau et Véronique Alix ont débuté il y a quatre ans la culture de kiwis miniatures, aussi appelés kiwaï, au sein de leur entreprise : le domaine du kiwi. Après de premiers résultats encourageants, l’entreprise, pourrait débuter la vente de ses premiers fruits d’ici l’automne.

Originaire d’une famille d’agriculteurs, Véronique Alix a pourtant débuté ses études hors de cette sphère avant de s’intéresser elle-même au domaine. « J’ai premièrement entamé des études en physiothérapie avant de réaliser un virage agricole. Par la suite, j’ai effectué une attestation d’étude collégiale (AEC) en gestion de verger diversifié, ce qui m’a ensuite mené à débuter dans la culture de fruits ». De son côté, son conjoint, Patrick Gaudreau, possède également une bonne expertise dans le domaine, celui-ci travaillant dans la culture de son beau-père depuis une dizaine d’années.

Pour ce qui est du choix du kiwaï, Mme Alix explique qu’elle et son conjoint cherchaient avant tout à se démarquer des autres entreprises autour d’eux. « On se demandait ce qu’on pouvait faire sur notre terrain et on cherchait surtout à ne pas créer de compétition avec d’autres cultivateurs locaux. On s’est donc mis à s’intéresser aux cultures émergentes et c’est comme ça qu’on a choisi les kiwis miniatures. » Au niveau du goût, la cultivatrice le décrit comme « assez similaire, mais un peu plus sucré. » Du côté de l’allure du fruit, mis à part la taille, celui-ci est très similaire à celui d’un kiwi traditionnel à la différence que la peau ne possède pas de poil et qu’il est possible de le manger en une bouchée.

L’importance de prendre son temps

Le kiwaï est également reconnu pour prendre plusieurs années avant de produire ses premiers fruits. Le domaine du kiwi ne fait pas exception à la règle, alors que les premiers fruits ont commencé à apparaître l’été dernier, soit trois ans après le début de la culture. Même si les deux entrepreneurs prévoient de débuter la commercialisation de leurs fruits à la fin de l’automne, la décision est toujours en réflexion selon Véronique Alix. « C’est encore un fruit qui est peu connu et dont il nous manque encore plusieurs références. Par exemple, même si nous avons eu nos premiers fruits en 2025, on ne peut pas connaitre encore la quantité que nous allons produire et on ne peut pas promettre quelque chose qu’on n’aura peut-être pas. » Toutefois, celle-ci précise qu’elle et son conjoint ont déjà commencé à contacter des entreprises afin d’assurer une distribution de leurs fruits.

Un prix qui aide à la visibilité

En décembre dernier, dans le cadre des Bourses d’appui à la relève agricole et bioalimentaire du centre local de développement de Brome-Missisquoi (CLD), le domaine du kiwi s’est vu octroyer le prix coup de cœur du jury. En plus du financement de 500 $, la réception de ce prix a permis à l’entreprise sabinoise d’accroitre sa visibilité. « Avoir ce prix nous a apporté beaucoup d’échanges et de visibilité avec d’autres entrepreneurs du Québec. Ça nous fait de nouveaux contacts pour le futur et c’est une super bonne chose », conclut Mme Alix.

Installé à Sainte-Sabine, le domaine du kiwi a pour objectif de faire goûter ses fruits d’ici l’automne 2026. Pour plus d’informations, il est possible de consulter la page Facebook de l’entreprise.