Démonter des vapoteuses pour les recycler

COMMUNAUTAIRE. Atteint depuis quelques années de la fibromyalgie, une maladie chronique caractérisée par des symptômes de douleur généralisée, Vincent Guay, un Farnhamien, cherchait une nouvelle occupation pour développer sa dextérité. Souhaitant faire sa part pour l’environnement, une idée originale lui est alors venue à l’esprit, récupérer des vapoteuses usagées pour ensuite les démonter et recycler les composantes.

Ayant pris l’habitude de se balader près de chez lui avec sa marchette, Vincent Guay était exaspéré de voir d’anciennes vapoteuses abandonnées sur le sol ou dans les poubelles, celui-ci étant conscient de leur caractère polluant. « J’étais vraiment tanné de voir des personnes faire n’importe quoi avec leurs anciennes vapoteuses. En les laissant sur le sol ou dans les poubelles, on pollue énormément et ça peut parfois provoquer des incendies dans des poubelles à cause des composantes à l’intérieur. » Ensuite, sur les conseils de son médecin de travailler sa dextérité,M. Guay a pris comme décision d’aider la planète à sa façon, en récupérant les anciennes vapoteuses pour les recycler de la bonne façon. « Il y a très peu de compagnies ou de personnes qui recyclent les vapoteuses, je suis donc heureux de pouvoir aider à ma manière. »

Plusieurs matériaux à récupérer

Lorsque Vincent Guay démonte une ancienne vapoteuse, il est capable de récupérer l’entièreté des composantes de celle-ci, à la suite d’un processus qui varie selon le type d’engin. « Toutes les vapoteuses que je récupère ne sont pas pareilles. Certaines sont par exemple recouvertes de plastique alors que d’autres sont couvertes d’aluminium. Dans tous les cas, j’utilise des outils adaptés pour pouvoir séparer les composites. » Parmi les outils, le Farnhamien précise qu’il utilise notamment des tournevis pour retirer la coquille ou dévisser les écrans, des ciseaux pour couper certains fils ou encore un presse-citron pour extraire plus facilement le jus de l’éponge.

Malgré la variété de modèles, M. Guay explique que les composantes récupérées sont souvent les mêmes peu importe le type de vapoteuse et qu’il les récupère tous. « Je les sépare en catégories. Il y a la coquille même de la vapoteuse, la batterie, l’éponge, le jus ainsi que les circuits électroniques et l’écran. »

Finalement, lorsque les composantes sont triées, Vincent Guay s’occupe de les apporter à différents centres ou de les recycler soi-même. « Ça dépend de la composante. Par exemple, le plastique des coquilles va directement dans le bac de recyclage. Pour ce qui est des batteries, je peux directement les déposer dans un point de dépôt et le jus est récupéré par la Zone Éco à Cowansville. »

De petits dons

En plus de recycler, Vincent Guay conserve certaines pièces pour pouvoir les utiliser dans certains projets personnels. Il lui arrive également de donner directement des pièces à certaines personnes en plus d’avoir instauré un système similaire a des centres comme Consignaction. « J’offre 0,25 $ pour chaque vapoteuse apportée, de cette façon je pense que ça motive les gens à venir m’en apporter puisqu’il est difficile de me déplacer avec ma fibromyalgie. »

Ceux qui souhaitent apporter des vapoteuses usagées peuvent directement communiquer avec Vincent Guay par Messenger ou encore par courriel au vincentguay1991@gmail.com.