La sécurité du site n’est pas «une réelle préoccupation de l’employeur», martèle le syndicat

NÉGOCIATION. Le syndicat qui représente les mécaniciens de Bromont, montagne d’expériences est en première négociation de convention collective avec l’employeur. Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs du commerce affilié à la Confédération des syndicats nationaux (CSN) soutient que “la sécurité sur le site ne semble pas être une réelle préoccupation de l’employeur”.

«Nos demandes en santé et sécurité au travail pour notre première convention collective sont toutes refusées, y compris celle d’un comité paritaire exclusif à notre accréditation syndicale et bien au fait de la réalité de notre travail, a déclaré le délégué et membre fondateur du syndicat, Thomas Bruguier. Ski Bromont devrait au contraire s’appuyer sur l’expertise de celles et ceux qui connaissent les problèmes sur le terrain. La sécurité des remontées mécaniques de la montagne, c’est nous.»

Le syndicat soutient que M. Bruguier, mécanicien à BME, a fait l’objet de représailles de la part de l’employeur en raison de la défectuosité d’une cabine. Le dossier s’est rendu jusqu’au Tribunal administratif du travail.

«La prémisse en fonction de laquelle l’employer impute une ”négligence” à M. Bruguier paraît incertaine, voire inconnue des représentants patronaux ayant rempli le formulaire d’évaluation. Donc, on ne peut que conclure au caractère arbitraire de cette mention visant monsieur Bruguier. […] Dans ces circonstances, toutes ces tentatives patronales pour justifier, après coup, l’insertion de la mention que conteste monsieur Bruguier dans son évaluation de rendement paraissent suspectes. En l’occurrence, il ne s’agit que de prétextes. L’employeur échoue à repousser la présomption légale voulant qu’on ait sanctionné monsieur Bruguier en raison de ses activités syndicales», peut-on lire dans la décision.

Le syndicat soutient également qu’un rattrapage quant aux conditions de travail doit être fait du côté de Bromont, montagne d’expériences. «Conserver son expertise, c’est primordial pour la sécurité de la montagne et des skieuses et skieurs qui la fréquente», a déclaré le vice-président de la Fédération du commerce de la CSN, Alexandre Filiatreault.