Le ski en croissance au Québec malgré plusieurs embûches
BILAN. On dirait que les températures majoritairement chaudes de l’hiver 2025 n’ont pas affecté les passionnés de ski au Québec. Cette saison s’est démarquée en se positionnant au-dessus de la moyenne des dix dernières années en termes d’achalandage, présentant la troisième meilleure performance de la décennie avec 6,283 millions de jours-ski, selon l’Étude économique et financière 2024-2025 de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ).
Cette fréquentation repose en majorité sur les skieurs québécois (78,4 %), appuyée par une clientèle hors Québec (21,7 % de l’achalandage) provenant principalement de l’Ontario.
Au bilan de l’enquête 2024-2025, on note des recettes totales de 425 M$, en progression de 6 %, soit le deuxième meilleur résultat financier des vingt dernières années. Lorsque l’on considère uniquement les activités liées à la saison hivernale, les revenus se chiffrent à 375 M$, affichant une progression de 8 % par rapport à l’année précédente.
Les abonnements de saison continuent de jouer un rôle clé, représentant près de 54 % de l’achalandage total. Sur les 6,283 millions de jours-ski enregistrés à travers la province, la région des Laurentides s’est distinguée avec un peu plus de 2 millions de jours-ski, consolidant sa position dominante comme destination touristique.
Notons également que la hausse du nombre de jours-ski de 2024-2025 s’est aussi reflétée du côté de la performance des écoles de ski. Les revenus totaux atteignent 28,2 M$, soit une croissance de 15 % par rapport à 2023-2024.
Ce n’est pas tout. Le contexte climatique a accentué la dépendance des stations à l’enneigement mécanique et à leur capacité d’adaptation afin de maintenir l’ouverture des domaines skiables lors des épisodes de redoux. Malgré ces conditions exigeantes, l’industrie affiche une performance robuste, puisque 90 % des stations privées dégagent encore des flux d’exploitation positifs, démontrant la résilience du secteur.
L’année 2024-2025 se caractérise globalement par une augmentation de la fréquentation, une hausse supérieure des revenus en raison d’une tarification moyenne en hausse et d’une diversification accrue des revenus.
