Ligne 120 kV Cleveland-Waterloo: Hydro-Québec s’amènera sur le terrain dès janvier
ÉNERGIE. Travaux de déboisement, préparation des chemins d’accès. Les premiers mouvements des équipements de chantier et des travailleurs attitrés au projet de reconstruction de la ligne 120 kV Cleveland-Waterloo seront perceptibles dès les premiers jours de 2026, a annoncé Hydro-Québec.
En marge de la préparation des travaux, la société d’État avait donné rendez-vous aux citoyens, récemment, afin de leur détailler l’étendue du projet lors d’une séance d’information à la salle paroissiale Saint-Bernardin.
Afin de sécuriser son réseau estrien, Hydro-Québec optimisera donc ses équipements présents dans la région. Pour réaliser cet objectif, la société publique reconstruira notamment la ligne 120 kV qui relie le poste Cleveland (NDLR: cette installation se retrouve sur le boulevard Pierre-Laporte, à Granby) au poste de Waterloo.
«La première étape, c’est le déboisement (NDLR: environ deux mètres de chaque côté de l’emprise de la ligne actuelle). Puis on va construire nos chemins d’accès à partir de février. Et en avril, on commencera à faire nos fondations.» «En 2026, la moitié des fondations devrait être faite. La ligne (actuelle) reste en opération, on vient seulement excaver en dessous», a expliqué Andréane Turgeon, cheffe de projet chez Hydro-Québec.
Fin 2026, début 2027, place à l’assemblage des pylônes au sol suivi de la mise hors tension de la présente ligne de transport (en avril). «On enlève l’énergie de la ligne, on démantèle et on reconstruit», a expliqué la porte-parole d’Hydro-Québec.
La mise en tension du nouveau tracé de 11,6 km est prévu pour octobre 2027, a-t-on fait savoir chez Hydro-Québec.
Une vieille ligne électrique
Construite dans les années 40, la ligne 120 kV Cleveland-Waterloo se rapprocherait de sa fin de vie utile en plus d’être en dépassement de capacité. Les travaux envisagés par Hydro-Québec permettront ainsi d’ajouter une deuxième voie de transport d’électricité, a illustré Mme Turgeon en entrevue.
«Pour alimenter la région, il faut avoir deux circuits pour compter sur un réseau plus robuste (…). Avec la croissance de la demande énergétique en Estrie, on se doit de faire ses travaux. Cette ligne 120 kV, c’est un peu la colonne vertébrale qui alimente le réseau en Estrie», a-t-elle ajouté.
