Mouvements d’élèves: Val-des-Cerfs ouvert à certains changements
ÉDUCATION. Mis au courant de cette pétition, le Centre de services scolaire du Val-des-Cerfs (CSSVDC) rappelle que les transferts forcés d’élèves vers d’autres écoles font toujours des mécontents et qu’il est difficile de satisfaire l’ensemble des 11 346 élèves. L’organisation apporte des précisions sur ce processus complexe de plusieurs mois.
Tout d’abord, son directeur général, Carl Morissette, explique qu’une fratrie signifie « avoir des enfants de primaire dans la même école ».
« Si j’en ai un au primaire et un au secondaire, ça ne marche pas. […] Je comprends le cas de Mme Vallières, hors de son contrôle, mais on se concentre vraiment sur le présent, pas sur le passé », indique-t-il.
Revoir la formule
Dans de rares cas où les critères de transfert ne permettent pas de départager deux élèves, un tirage au sort est effectué devant témoins afin de trancher. Steve Lacoste et les deux mères croient que cette façon de procéder serait la plus idéale. L’autre solution proposée par M. Lacoste est d’inverser l’ordre des critères de la Loi sur l’instruction publique, respectivement la distance, la présence de fratrie et la stabilité.
« Notre politique est déjà transparente et équitable. Le tirage au sort n’intervient qu’en dernier recours, dans de rares cas de bris d’égalité. On s’est donné plusieurs critères pour éviter d’en arriver là et assurer la confiance dans le processus. Ce n’est pas inhumain de départager une situation par tirage au sort. Cela peut décevoir et inquiéter certaines familles, mais la majorité des transferts ne se rendent jamais à cette étape », mentionne M. Morissette.
Une minorité touchée
Sur les quelque 11 000 élèves de Val-des-Cerfs, 68 seront transférés d’école à compter de la prochaine rentrée. Cela signifie que 99,4 % des élèves restent dans le même établissement. Un taux stable depuis quelques années, selon des données fournies par le centre de services scolaire.
« C’est un bilan solide, mais on préférerait qu’il n’y ait aucun transfert. On est aussi satisfaits de voir que la majorité des élèves fréquentent leur école de secteur. Avant d’en arriver là, on explore plusieurs solutions, notamment les classes multiniveaux. Cette année, on a réussi à en éviter 75. Sans cela, on serait autour de 144 », souligne le DG de Val-des-Cerfs.
Cependant, les trois parents et Carl Morissette s’entendent sur une chose: rendre les lettres de transfert plus humaines et éviter de simplement écrire pour des « raisons administratives ».
« On est ouvert à le faire. Notre principe est d’avoir quelque chose conforme à notre encadrement, transparent et équitable. C’est ce qui nous amène à un modèle un peu administratif. […] On prend certainement ces commentaires-là. On va voir ce qu’on peut ajuster », concède M. Morissette.
Pistes de solution
Le DG de Val-des-Cerfs évoque aussi la possibilité de faciliter la transition des élèves lors d’un transfert. Il suggère notamment des rencontres individuelles avec les enseignants et le personnel responsable des transferts, ainsi que des visites de la nouvelle école avant la fin de l’année scolaire.
« Les transferts se déroulent généralement bien. Ça peut être stressant au début, mais il y a des changements qui peuvent avoir des aspects positifs. Ils s’acclimatent en l’espace d’une à deux semaines. Il faut faire confiance aux équipes-écoles et laisser l’enfant vivre le processus à son rythme », conclut-il.
