Pleins Rayons continue son bout de chemin pour l’inclusion

COMMUNAUTÉ. L’organisme Pleins Rayons, qui accompagne de jeunes adultes ayant une déficience intellectuelle ou un trouble du spectre de l’autisme par l’inclusion sociale, a célébré il y a quelques mois son 10e anniversaire. Il continue de multiplier ses projets, même si la recherche de financement est un défi de taille pour l’organisme, qui a un budget annuel d’environ 1,1 M$.

Pleins Rayons, qui opère une variété de stations pour ses apprentis en plus de projets particuliers comme la brigade aidante, doit travailler d’arrache-pied pour essayer de trouver de nouvelles sources de financement, puisqu’il ne reçoit aucune aide récurrente de la part des gouvernements.

«Le financement, c’est une tâche ardue, convient le directeur général et fondateur de Pleins Rayons, Stephan Marcoux. On a un budget annuel de 1,1 M$ chez Pleins Rayons. La grande majorité de ça provient d’ententes de services, mais il n’y a rien de récurrent de Québec.»

Le directeur soutient qu’il s’agit du nerf de la guerre et que la recherche de fonds occupe une part importante du temps de l’organisme, qui pourrait être utilisé à d’autres fins.

«C’est le plus fatigant de tout ce qu’on fait. Il faut toujours se qualifier pour les ententes de service. Huit fois sur dix, on se fait dire non. Ce sont des heures innombrables à essayer d’aller chercher des sous. Ce sont les fondations et les gens au privé ou des collectes de fonds qui font en sorte que nous soyons capables de boucler la boucle et offrir un service qui est hors pair.»

Malgré la tâche difficile, Pleins Rayons croit fermement à sa mission.

«On a ce concept-là que l’on a développé soit celui du rôle social actif, note M. Marcoux. Ça permet à ces gens-là de se mettre à l’œuvre et de voir l’impact que les projets de Pleins Rayons ont sur la communauté. Par leurs actions, la communauté est touchée par eux. Ça crée de la vraie inclusion. Depuis qu’on est là, on a vu le cheminement et comment Brome-Missisquoi a changé avec nos actions.»

«Il y a beaucoup trop de plateaux de travail au Québec présentement où des gens qui ont des déficiences intellectuelles passent 10, 15 ou 20 ans à travailler gratuitement pour des entreprises ou des OBNL qui ramassent de l’argent sur leur dos, déplore-t-il. Il y a un recours collectif contre le gouvernement là-dessus qui a été déposé. Ces gens-là méritent rien d’autre que de faire partie de la société de manière concrète et être capable de montrer qu’ils ont leur place.»

BRIGADE AIDANTE

La brigade aidante a pu revenir pour une autre année, elle qui était en activité pendant cinq ans avant aujourd’hui. C’est l’argent récolté avec le Grand McDon qui a permis le retour de cette activité, qui était menacée de disparaître.

«On aide les personnes âgées à leur demeure et pour faire des tâches extérieures, explique M. Marcoux. Cette année, on n’avait aucun financement possible pour continuer ce beau projet-là. Ça a beaucoup d’impact. Ça permet aux personnes âgées de garder leur indépendance à la maison, mais aussi de socialiser avec nos apprentis. C’est aussi bon pour nos apprentis puisqu’ils jouent le rôle d’aidants au lieu d’être aidés.»

«On touche quand même 120 personnes par année avec la brigade aidante dans 18 villes de la MRC, rapporte la directrice de l’administration Myriam de Coussergues. C’est énorme. Depuis le mois d’avril, on reçoit des appels, le téléphone ne dérougit pas. Il y en a beaucoup que c’est à la suite d’une hospitalisation. Ils ont eu un souci de santé et ne peuvent plus s’occuper de leur maison. En ayant la brigade, c’est un bel échange et de beaux actes de bienveillance pour notre gang.»

PROJETS À VENIR

Pleins Rayons a plusieurs projets dans les cartons, entre autres, celui d’une serre.

«On a une équipe là-bas en train de planter, relève M. Marcoux. Ça prend forme. C’est magnifique. Cette serre est en développement. Les brigades aidantes reviennent. Ça bouge beaucoup!»