Une murale extérieure inaugurée pour le 150e
FESTIVITÉS. Une murale extérieure réalisée par les artistes du collectif Machina Couleur, Christine Battuz, Marc Serre et Zoé Boivin, a été officiellement inaugurée lundi à Cowansville. La murale a été commandée par la Ville dans le cadre des festivités du 150e anniversaire.
Cette œuvre se base sur l’histoire de Peter Cowan, qui s’est installé en 1834 sur le territoire qui deviendra Cowansville, pour y pêcher le saumon.
«Il découvre le territoire, la rivière, les paysages et tombe sous le charme, on le comprend! relate la mairesse Sylvie Beauregard. Quelques années plus tard, il décide de s’y installer pour de bon. Il devient maître de poste au magasin général et, tranquillement, le petit village commence à prendre forme autour de lui. C’est à ce moment que le nom de Cowansville apparaît, en hommage à cet homme qui a choisi de s’enraciner ici et qui a contribué à bâtir ce que nous sommes aujourd’hui.»
«On avait déjà travaillé avec Michel Racicot, [de la Société d’histoire de Cowansville], pour l’anniversaire de l’hôpital Brome-Missisquoi-Perkins, souligne de son côté Marc Serre. Je l’ai appelé et je lui ai demandé de me raconter des histoires en lien avec la Ville. Quand il m’a parlé de cette histoire de pêche au saumon, ici, à Cowansville, je ne l’ai pas cru! Il racontait que les saumons remontaient jusqu’à West Sutton à l’époque.»
Le collectif a intégré plusieurs éléments à sa murale.
«Ils demandaient dans l’appel d’offres que l’on mette en valeur l’histoire, mais aussi qu’on intègre des éléments abstraits de l’image du 150e, ajoute Zoé Boivin. C’est vraiment la rencontre de nos trois univers qui a permis de faire émerger le côté historique, mais aussi ludique et abstrait, qui peut être interprété de différentes façons en honorant l’histoire, avec des couleurs vivantes.»
Le collectif avait travaillé auparavant pour la réalisation d’une murale sur l’aréna de Bromont.
«Ça suivait pas mal le même processus, se rappelle Christine Battuz. On aimerait beaucoup ça en faire d’autres dans la région! Ça nous a pris une dizaine de jours à faire, mais près d’un an de préparatifs.»
Afin de réaliser la murale, située sur l’un des murs du bâtiment abritant les locaux du Club de l’âge d’or, les artistes ont dû monter sur des échafaudages, situation plutôt complexe considérant la topographie du site et également la présence d’arbres.
«L’un des défis, c’était la projection, note Mme Battuz. Quand on fait le tracé, on met le projecteur plus loin, mais on voyait l’ombre des arbres sur le mur. C’était difficile à voir le trait du dessin, les arbres en même temps, l’échafaudage.»
