Des œuvres jamais exposées de Jean-Paul Mousseau au Symposium de Bromont

ART.  Le Symposium Bromont en art tiendra sa 28e édition la fin de semaine prochaine, du 28 au 30 août, dans le Vieux-Bromont. Lancé l’an dernier, le Musée éphémère sera de retour au Centre St-John, cette fois-ci avec une exposition hommage à Jean-Paul Mousseau, un autre des signataires du Refus global, après l’exposition sur Jean Paul Riopelle en 2025.

«L’an passé, on l’a vu avec Riopelle, c’était plein, a relaté le vice-président du conseil d’administration de la Société Bromont en art, Philippe Cusson. J’ai pu rencontrer Catherine Mousseau dans ma vie privée, la fille de Jean-Paul Mousseau. Je lui ai proposé de faire ça et elle a embarqué!»

La collection privée de la fille de Jean-Paul Mousseau et les œuvres qui étaient exposées au restaurant Le Mousso, fermé la semaine dernière, se retrouveront donc à Bromont pour le Symposium. La majorité de ces œuvres, principalement créées dans les années 40, 50 et 60, n’ont jamais été exposées auparavant.

Le Musée éphémère devrait d’ailleurs revenir l’an prochain, à condition que le financement soit de retour.

SYMPOSIUM

En outre du Musée éphémère, ce sont 125 artistes qui exposeront leurs œuvres sur les plus de 900 mètres qu’occupera l’événement sur la rue Shefford.

Des artistes d’un peu partout au Québec, dont une bonne partie de la région, mais également de la région de Toronto et du Nouveau-Brunswick composent la programmation de cette année.

L’artiste Meg, qui a commencé à faire de l’art à l’âge de neuf ans, sera par ailleurs sur place, à la Place publique de Bromont. La peintre originaire de la région de Québec est présentement en Floride dans un sanctuaire de chimpanzés, avec lesquels elle réalise des œuvres. Ces dernières seront vendues lors du Symposium, au profit d’organismes de charité.

Les bourses du Fondateur sont aussi renouvelées.

Des prestations musicales sont également prévues.

IMPACT

Les organisateurs du Symposium ont rappelé l’étude d’achalandage réalisée en 2024 par Segma Recherche qui avait évalué à 1,9 M$ les dépenses touristiques effectuées annuellement en lien avec l’événement à Bromont.

Bon an mal an, c’est environ 35 000 qui se déplacent dans la région pour Bromont en art.

«Tout l’environnement aide énormément, a souligné le président de Bromont en art, Marc Cusson. La ville est champêtre, ça attire beaucoup de monde. C’est un tout, les gens, la clientèle, les artistes, les commerçants, ça fait en sorte que ça fonctionne depuis 28 ans.»

«Ce que la famille Cusson a créé il y a maintenant près de trois décennies fait aujourd’hui partie de l’identité de Bromont et je pense que nous pouvons en être très fiers», a commenté la mairesse de Bromont, Michelle Champagne.

L’événement est gratuit.