Des citoyens exaspérés par les excès de vitesse à Lac-Brome

Des citoyens exaspérés par les excès de vitesse à Lac-Brome

Jean-Charles Groulx

SÉCURITÉ. Certains citoyens du secteur Foster à Lac-Brome en ont assez des excès de vitesse sur la route 215 (chemin Bondville), à la hauteur de l’Auberge du Joli Vent.   

Le tronçon est sous juridiction provinciale. Le groupe souhaite donc que le ministère des Transports, de la Mobilité durable et de l’Électrification des transports (MTMDET) agisse pour tenter d’atténuer la situation.

«C’est certain que c’est une route provinciale, et ça implique qu’il y a beaucoup de va-et-vient. Mais la limite de vitesse de 50 km/h n’est tout simplement pas respectée, et c’est carrément déplorable», fait valoir Jean-Charles-Groulx, qui réside dans le secteur.

Les panneaux indiquant la vitesse à respecter seraient en nombre insuffisant selon lui. «Il n’y a qu’un seul panneau au coin du chemin Fulford quand on roule vers le sud. Le prochain est à plusieurs centaines de mètres, et c’est celui qui indique que la limite passe à 80 km/h.»

Parmi les mesures envisagées, il propose l’ajout d’un radar pédagogique à l’intersection de la rue Buckley, et un autre, pour les véhicules venant en sens inverse, au coin de Campbell. Ce dispositif indique la vitesse des voitures qui le croisent, et sert avant tout de rappel, n’ayant aucun pouvoir de donner des contraventions.

Autre possibilité, si la première ne fonctionne pas: le marquage, en blanc, en gros caractères à même le bitume, de la limite à respecter. «C’est ce qu’on voit à Waterloo et à Sutton [aux entrées des villes] et c’est très efficace, ça fait réfléchir. Ces mesures vont contribuer à réduire la vitesse», croit M. Groulx, établi à Lac-Brome depuis deux ans.

Et toujours en roulant vers Sutton ou Cowansville, question d’éviter que les automobilistes appuient sur l’accélérateur à la simple vue du panneau imposant une limite de 80 km/h, le groupe réclame que soit reculée de plusieurs mètres l’enseigne.      

Deux accidents 

Le secteur sinueux est entrecoupé de sept rues résidentielles donnant accès au lac.

Deux accidents mortels y sont survenus au cours des sept dernières années. L’un, fort médiatisé, avait coûté la vie à deux jeunes femmes, Alexandra Laliberté et Natasha Lavigne, en novembre 2012. Sarah Cousineau Denis avait alors perdu le contrôle de son véhicule, avant de terminer sa course contre un arbre.

L’enquête a permis de déterminer que la vitesse était en cause dans ce dossier.

Quelques années auparavant, un accident de moto avait également entraîné un décès.

«On se serait attendu, après ces deux accidents mortels, à ce que quelque chose soit fait. Or, il n’en est rien», se désole Ginette Perron Davidson, une autre des voix dans ce dossier.

«J’ai cinq petits-enfants, je dois les surveiller constamment. Des voisins ont des enfants, des familles se sont établies dans le coin. Ce ne sont plus seulement des résidences secondaires», fait remarquer la dame, dont la résidence se trouve en bordure du tronçon.

Une pétition 

La conjointe de M. Groulx a assemblé une pétition, qui a depuis récolté une trentaine de noms de résidants du coin.

Une partie d’entre eux ont profité de la tribune que leur offre la séance mensuelle, il y a dix jours, pour se faire entendre. À la satisfaction des habitants de ce secteur qui s’étaient déplacés, les élus, dont le maire Richard Burcombe, un ancien policier, ont acquiescé en ajoutant le sujet à l’ordre du jour. La demande sera acheminée au MTMDET et un suivi devrait être fait lors de la prochaine séance, le 13 novembre.