Des dons de la communauté offrent une seconde vie à la croix à Brigham

Des dons de la communauté offrent une seconde vie à la croix à Brigham

Cette nouvelle croix a pu être érigée, à l’angle de la route 104 et du chemin Miltimore, grâce à l’implication et à la contribution des gens de la communauté.

Crédit photo : Journal Le Guide - Stéphanie Mac Farlane

SPIRITUALITÉ. L’implication de plusieurs citoyens et entreprises de la région a permis de perpétuer la présence d’une croix érigée sur la route 104, à l’angle du chemin Miltimore à Brigham (Farnham-Centre).

La croix d’origine, érigée en 1949, n’avait plus son lustre d’antan. Si bien qu’elle a dû être retirée en février 2016 pour assurer la sécurité, explique Mariette Laguë, organisatrice du projet de remplacement de la croix.

Dès que ce symbole du patrimoine religieux de la 104 a été enlevé, un comité de citoyens, formé de Mariette Laguë, Ann Janecek Dunn, du prêtre Danik Savaria, ainsi que de Michel et Suzanne Noiseux, a entrepris des démarches pour le remplacer.

Des dons, totalisant environ 6000 $, ont été amassés, sans compter le don de temps et de matériaux. «Le monde est tellement généreux. Les gens tenaient à ce que la croix soit là. Elle fait partie du paysage et du patrimoine», souligne Mariette Laguë.

La nouvelle croix a été élevée le 2 juin dernier. Une bénédiction officielle a été célébrée pour officialiser le nouvel objet de culte le 24 juin. «Elle ressemble beaucoup à l’ancienne croix, mais elle est plus petite», précise Mariette Laguë. La base, qui comptait autrefois quatre marches, en a maintenant deux. Tant la croix que le Jésus qui y gît sont neufs.

Patrimoine religieux

Mariette Laguë tenait particulièrement à la croix présente à l’angle de la route 104 et du chemin Miltimore, elle qui avait entretenu un lien particulier avec cet objet religieux pendant près de 30 ans. «Je l’ai entretenu de 1967 à 1996. Elle était juste en face de chez moi», raconte-t-elle.

Et elle n’était pas la seule à vouloir conserver le symbole religieux à cette intersection. Les membres du comité de sauvegarde considéraient qu’il était important de maintenir en place la croix, qui bénéficie d’un droit acquis sur le terrain où elle se trouve.

«C’est important de laisser un bel héritage à nos enfants», dit Mme Laguë en citant des paroles formulées par le pape François : «Dans le silence de la croix, se tait le bruit des armes et parle le langage de la réconciliation, du pardon, du dialogue, de la paix…»

Mariette Laguë rappelle également que jadis, les gens s’arrêtaient prier aux croix qu’ils croisaient sur leur passage. «Ça nous indiquait le chemin de la vie», ajoute-t-elle. Et cette croix à l’angle de la 104 et de Miltimore, qui originalement avait été importée de France, n’y faisait pas exception.

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