Une rencontre électorale sans point ni coup sûr

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Par Xavier Demers
Une rencontre électorale sans point ni coup sûr
Les candidats Manon Gamache (CAP), Isabelle Charest (CAQ), Andréanne Larouche (PQ), Ingrid Marini (PLQ), Élisabeth Dionne (PVQ) et Alexandre Legault (QS), entourés des élèves du conseil étudiant de l'école secondaire Massey-Vanier (Photo : Le Guide - Xavier Demers)

ÉLECTIONS. Les six candidats aux élections provinciales dans Brome-Missisquoi ont pu se faire entendre sur différents enjeux lors d’une rencontre électorale présentée lundi soir. Organisé par la Chambre de commerce de Brome-Missisquoi, le rendez-vous s’est déroulé dans le plus grand des respects.

Environ 150 citoyens ont assisté à la rencontre présentée à l’auditorium de l’école Masse-Vanier afin d’en apprendre un peu plus sur les plateformes électorales d’Isabelle Charest de la CAQ, d’Élisabeth Dionne du Parti vert, de Manon Gamache de Citoyens au pouvoir, d’Andréanne Larouche du Parti québécois, d’Alexandre Legault de Québec solidaire et d’Ingrid Marini du Parti libéral. Les candidats ont répondu à une dizaine de questions, posées par des élèves du conseil étudiant de l’école secondaire, portant sur l’économie, le transport, la sécurité, la jeunesse, les aînés, l’environnement et la culture.

Chaque candidat avait un temps alloué à chaque question, entre une minute et deux minutes, et s’exprimait en ordre alphabétique en alternance. Ceux qui aspirent à se faire élire le 1er octobre prochain ont également eu deux minutes pour se présenter et pour un mot de la fin.

La rencontre s’est déroulée de façon cordiale où chacun des candidats a pu s’exprimer sur chacune des questions, mais aucune période d’échanges n’a été prévue durant la rencontre, qui a duré deux heures.

Consensus

Les six candidats se sont montrés, à différents degrés, favorables à quelques projets dans la région.

La majorité s’est proclamée en faveur que la municipalité de Lac-Brome soit desservie par le Service de police de Bromont, tout en exprimant le souhait de compléter le sondage auprès des résidents des deux villes avant d’accepter le projet.

«Le ministre de la Sécurité publique s’est déjà engagé à moderniser la Loi sur la police. Je m’engage à accompagner Lac-Brome quand viendra le temps de faire des représentations», a affirmé la libérale Ingrid Marini.

Les candidats ont également souligné leur appui au projet de ligne de train entre Sherbrooke et Montréal. La caquiste Isabelle Charest a montré une certaine réserve, même si elle a indiqué aimer la possibilité d’attirer de nouvelles familles dans la région.

«À l’heure actuelle, on ne connaît pas encore le montant total de la facture, a déclaré Mme Charest. Il y a une étude de VIA Rail dont les conclusions n’étaient pas tout à fait favorables. Avant de se prononcer, on va devoir avoir le montage financier complet.»

Environnement

Le candidat de Québec solidaire, Alexandre Legault, s’est enflammé lorsqu’est venu le temps de la neuvième question, qui portait sur l’environnement.

«Je suis extrêmement déçu qu’on soit rendu à la neuvième question pour commencer à parler d’environnement, a débuté M. Legault, suivi par des applaudissements de la foule. Je ne comprends pas qu’en 2018, on soit encore quatre partis qui aspirent à gouverner et un seul qui propose une transition économique écologique pour nous assurer qu’on ne fesse pas le mur vers lequel on s’enligne. Nous avons des gouvernements passifs qui ne font rien pour aller dans la bonne direction.»

Ce qu’ils ont dit sur l’attraction de la main-d’œuvre en région

«On aura d’ici 10 ans 10 000 postes à combler. Ce qu’on constate présentement, c’est que les immigrants sont mal reçus et mal outillés au Québec. On veut sélectionner les immigrants selon le besoin des régions et bien les intégrer pour qu’ils travaillent et restent dans la région.»
— Isabelle Charest, CAQ

«Il faut créer des emplois durables. Il faut s’assurer que ces emplois-là puissent s’adapter en fonction des changements climatiques. Le transport en commun, c’est une des meilleures manières d’attirer la main-d’œuvre, vers les grandes villes et dans Brome-Missisquoi.»
— Élisabeth Dionne, Parti vert

«Si on veut garder nos jeunes dans la région, ça prend des programmes d’étude qui vont leur permettre de développer des aptitudes pour les emplois de la région, en donnant également du support aux PME et aux entreprises locales.»
— Manon Gamache, Citoyens au pouvoir

«Il faut attirer et garder nos jeunes en renforçant les partenariats entre les milieux d’affaires et les établissements d’enseignement, en luttant contre le décrochage, en valorisant la formation professionnelle et technique et en encourageant le télé-travail.»
— Andréanne Larouche, Parti québécois

«Ça nous prend de bonnes conditions de travail. Notre région doit être alléchante et on peut y arriver avec le laboratoire de 15$/h dans la région, plus de transport et de logements accessibles et une décentralisation des services.»
— Alexandre Legault, Québec solidaire

«Nous allons devoir assurer l’accès au logement abordable et à la mobilité, adapter les programmes de formation aux besoins des régions et abolir les frais de scolarité pour les formations techniques à temps partiel au collégial.»
— Ingrid Marini, Parti libéral

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