Bien se protéger des piqûres de moustiques à l’étranger
SANTÉ. Les piqûres de moustiques peuvent transmettre de nombreuses maladies telles que l’infection aux virus de la dengue ou de la fièvre jaune. Vous planifiez un voyage à l’étranger? Avant votre départ, il est primordial de s’informer sur les conditions sanitaires du pays que vous comptez visiter. Un vaccin est parfois recommandé, voire obligatoire, pour les voyageurs. Des mesures de prévention demeurent indispensables pour limiter les risques.
Par Emmanuelle Froment, Canada Français
Peut-on perdre la vie en étant piqué par des moustiques ? La réponse est oui. “Les moustiques sont reconnus comme l’animal le plus tueur au niveau mondial, en grande partie à cause du paludisme dans certains pays, note la Dre Camille
Guillot, médecin-conseil à la Direction de santé publique de la Montérégie. Les infections et les atteintes multiorganes peuvent mener vers le décès. Cela dépendra du virus et du facteur personnel.”
Le gouvernement du Québec indique qu’à l’étranger les piqûres de moustiques peuvent transmettre le VNO (Virus du Nil occidental) et les VSC (Virus du sérogroupe Californie), mais aussi d’autres virus ou parasite, dont le virus Zika, le virus Chikungunya, le virus de la dengue, le virus de la fièvre jaune et le parasite responsable de la malaria.
Avant de partir
Au Canada, il existe des vaccins disponibles pour la fièvre jaune, l’encéphalite japonaise et le chikungunya, précise la
Dre Camille Guillot qui recommande une visite dans une clinique spécialisée en santé-voyage, où des conseils adaptés à votre destination vous seront donnés par un professionnel de la santé.
Pour s’informer, l’INSPQ (Institut national de santé publique du Québec) met à votre disposition un guide d’intervention santé-
voyage sur son site Internet www.inspq.qc.ca/sante-voyage/guide. Il comprend notamment des mises à jour lors d’un changement épidémiologique ainsi qu’une carte interactive, où l’on peut visualiser les maladies présentes dans
chaque pays.
De son côté, le gouvernement du Canada publie également des conseils aux voyageurs et des avertissements par destination sur son site Internet www./voyage.gc.ca/voyager/avertissements.
Prévention
Le meilleur moyen de se protéger est d’éviter de se faire piquer. Le ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) a d’ailleurs rappelé dernièrement l’importance d’adopter des mesures de protection contre les piqûres de moustiques.
Parmi les directives, l’utilisation d’un chasse-moustique à base de DEET ou d’icaridine. “Ce sont des produits chimiques, des molécules particulièrement efficaces à répulser les moustiques, approuvés par Santé Canada. Ils auront donc moins tendance à piquer”, explique Dre Guillot.
Elle préconise aussi la prudence avec les produits naturels, dont certains ne sont pas reconnus pour leur efficacité. En cas de doute, mieux vaut aller sur le site de Santé Canada. De plus, les parents sont invités à vérifier les avis écrits sur les produits pour s’assurer que les chasse-moustiques sont adaptés à l’âge des enfants, insiste Dre Camille Guillot. Pour les nourrissons, l’utilisation d’un voile moustiquaire est une option recommandée.
La docteure et l’INSPQ suggèrent également le port de vêtements longs et clairs, l’installation de moustiquaires sur les portes et les fenêtres et l’évitement des activités extérieures à l’aube et au crépuscule, où les moustiques
sont plus actifs.
Au Québec
Il existe plus de 80 espèces de moustiques au Canada, dont 50 au Québec, selon l’INSPQ. Seulement certaines espèces piquent l’humain et peuvent transmettre des maladies. La fièvre du Nil occidental, provoquée par le virus du Nil occidental, est la maladie transmise par les moustiques la plus fréquente à travers la province.
