Bromont adopte sa politique de participation publique

MUNICIPAL. La Ville de Bromont a officiellement adopté la semaine dernière sa première politique de participation publique aux affaires municipales.

« C’est important pour nous parce qu’on voulait une consultation plus accessible, faciliter la communication et élargir la représentativité citoyenne, déclare la mairesse de Bromont, Tatiana Contreras. On voulait également donner un outil aux citoyens pour qu’ils puissent eux-mêmes demander une consultation sur de grands enjeux avec le droit à l’initiative citoyenne. On devient la deuxième municipalité au Québec à l’offrir. »

De cette politique découleront dans les prochains mois un guide d’implantation et un plan d’action municipal.

« Le guide va venir baliser le rôle et le fonctionnement à l’interne, quand on recevra des demandes et comment on va adresser nos différents processus de consultations et de participation publique, note le directeur général de la Ville, Francis Dorion. On se donne jusqu’au début du printemps 2026 pour compléter le guide. »

Cette politique met les bases des processus de participation citoyenne, avec, entre autres, des méthodes de consultation et une rétroaction obligatoire.

« On avait l’objectif d’améliorer l’expérience citoyenne, soutient de son côté la conseillère du district Adamsville, Jocelyne T. Corbeil. Cette politique-là s’articule dans un encadrement au niveau éthique, organisationnel et procédural, mais ça s’opère également dans une grande ouverture et une grande écoute envers les citoyens. Que ce soit la plus petite idée jusqu’à la grande envolée passionnée où on peut rêver, c’est accueilli dans cette politique. »

« Pour moi, la politique de participation publique est bien plus qu’une politique, mais une véritable rencontre entre la Ville, l’administration et les citoyens pour aborder des sujets parfois issus de la Ville ou qui viennent directement des citoyens, renchérit le conseiller du district Mont-Brome, Michel Bilodeau. On va en discuter, faire des consultations, planifier ensemble, rêver ensemble. »

La politique suit un travail effectué par le Comité ad hoc sur la mise en œuvre de la création de la politique de participation publique ainsi que plusieurs consultations faites auprès de la population à cet égard.

La Ville a aussi été appuyée par l’Institut du Nouveau Monde dans sa démarche.

« Dans mes premières années à Bromont, j’ai tenté de m’impliquer dans différentes consultations et je n’ai pas franchement été épatée par ce qui était présenté, commente la citoyenne membre du Comité, Esther Matte. Quand j’ai vu passer l’annonce, en sachant que la Ville était appuyée par l’Institut du Nouveau Monde et que deux jeunes allaient être au sein du comité, je me suis dit que je me devais d’embarquer. »