Bromont exclu du dernier Palmarès des villes du bonheur

ÉTUDE. L’Estrie demeure bien représentée dans la dernière édition de l’Indice de bonheur Léger des villes québécoises. Granby reste une fois de plus stable, mais Shefford et Bromont, respectivement 1re et 23e en 2021, disparaissent du classement.

Par Tristan Côté, Granby Express

On peut bien se demander comment une municipalité comme celle de Shefford peut passer du sommet d’un palmarès jusqu’à en être exclue dans le suivant. Mme Roy tient à rassurer : ce n’est pas parce que les gens sont moins heureux. « C’était une question de méthodologie. Il n’y avait juste pas suffisamment de répondants pour une valeur statistique pour en faire partie [du palmarès], souligne-t-elle. En 2021, on est allé plus large, donc pas seulement avec notre panel LEO, mais aussi au site internet de l’Indice du bonheur. Là, on s’est concentré principalement sur notre panel, où près de 20 000 Québécois ont répondu. »

Pour Bromont, ce sont les mêmes raisons. « On n’a pas toujours le contrôle lorsque ce sont des municipalités de plus petites tailles. Il faut dire que c’est un sondage volontaire avant tout, qui demeure tout de même représentatif », a déclaré la vice-présidente de Léger.

Les Québécois devaient répondre à deux questions pour déterminer un indice de bonheur, soit sur une échelle de 1 à 10, comment évaluez-vous votre niveau de bonheur, toutes choses considérées ? Et dans la dernière année, diriez-vous que votre état ou votre niveau de bonheur s’est amélioré, est demeuré le même, ou s’est détérioré ?

À l’échelle nationale, le Québec trône au premier rang de l’Indice du bonheur parmi les provinces canadiennes avec une moyenne de 72,4, alors que la moyenne canadienne est de 68,7. « Ces résultats révèlent une population résiliente, mais aussi touchée par l’incertitude et les défis du quotidien. Le bonheur tient bon, mais pour plusieurs, il vacille », peut-on remarquer dans le rapport Léger sur l’Indice de bonheur 2025.

Granby

Granby grimpe de quatre positions par rapport à 2021 pour s’établir à la 26e place. Son niveau de bonheur est évalué à 73,1 %, une augmentation d’environ 0,3 point. Ce n’est toutefois pas le meilleur échelon atteint par la Municipalité depuis l’acquisition de l’Indice du bonheur par Léger en 2018, fondé par Pierre Côté en 2006.

Lors du premier volet de ce baromètre par la firme Léger en 2019, elle figurait au 15e rang avant de chuter au 30e deux ans plus tard. Il y a toutefois des nuances à apporter sur ce point, selon la vice-présidente de la célèbre entreprise, Caroline Roy. « Cette année-là [en 2019], on a fait un top 50. En 2021, on a décidé de faire un top 100, puis on est retourné à un top 50 en 2025. […] L’important, c’est surtout le niveau de bonheur, qui est en augmentation dans la Ville. »

Elle renchérit en indiquant que les indices de bonheur entre les deux premières éditions ont chuté, comme c’est le cas pour Granby (76,28 à 72,84), en raison de la pandémie de COVID-19. Un déclin dû à une santé mentale plus fragile dans la population durant cette période.

Mieux, mais bas

Le portrait de la situation chez les jeunes adultes québécois a beaucoup changé au cours des quatre dernières années. La tranche des personnes âgées entre 18 et 24 ans a connu la plus forte hausse (5,6 points) parmi tous les groupes, passant à 68,7. Ceux âgés entre 25 et 34 ans ont également progressé avec un score de 69,8, soit une augmentation de 1,9 points.

À l’inverse, les groupes des 35 à 44 ans (+1,5 point) ainsi que les 45 à 54 ans (-0,2 point) stagnent. Ils sont maintenant au même niveau que leurs plus jeunes camarades (69,3 pour les 35-44 ans, 69,4 pour les 45-54 ans).

La dernière tranche d’âge, incluant les personnes âgées de 55 ans et plus, connaît la deuxième augmentation la plus élevée (+2,9 points) et maintient l’indice de bonheur moyen le plus élevé parmi tous les groupes.