Des parents se mobilisent pour un réinvestissement en éducation

ÉDUCATION. Des parents et des travailleurs du domaine de l’éducation se sont réunis la semaine dernière, à la veille de la rentrée scolaire, pour faire un pique-nique devant les bureaux d’Isabelle Charest. Ils réclament plus d’investissement dans le milieu scolaire.

Des organisatrices du rassemblement, qui se tenait dans le cadre de la semaine d’action du mouvement Uni-es pour l’école, ont rappelé les coupures en éducation annoncées par le gouvernement provincial tout juste avant l’été, avant qu’il décide de faire marche arrière.

« On n’est pas dupes, ce n’est pas un réinvestissement qui se fait en éducation, ce sont bien des coupures moins importantes que celles annoncées, a déclaré Gabrielle Marquis. Nous, ce qu’on demande, c’est un investissement massif en éducation. »

« Il y a de l’inflation aussi, donc on doit investir un peu plus chaque année », a ajouté Amélie Normandin.

« On peut jouer sur les chiffres, c’est un peu ça qui a été fait et on a trouvé ça vraiment choquant », a commenté de son côté Julie Bouchard.

Selon les participants au rassemblement, les coupes touchent principalement les familles dans le besoin.

« Nous, on a la chance d’être favorisés. Si nos enfants ont des défis, on est capables d’aller au privé pour chercher des ressources, mais il y a plein de familles qui n’ont pas cette capacité-là, a soutenu Mme Bouchard. Toutes les activités connexes à l’école permettent de soutenir en particulier ces enfants-là. Ça crée encore plus d’écarts entre les enfants plus favorisés et ceux qui le sont moins. »

C’est le deuxième événement que le mouvement organise dans Brome-Missisquoi.

« On a fait un événement il y a un mois dans une cour d’école pour montrer notre amour des écoles, a rapporté Mme Normandin. On a fait un pique-nique et on a écrit à la craie sur les murs de l’école. L’objectif était de montrer qu’on est là et de dire qu’on a entendu le message et que nous n’étions pas d’accord. »

« On a été surprises par le nombre de familles qui se sont mobilisées pour ce premier événement-là, s’est réjouies, Mme Marquis. On s’est dit qu’on devait faire quelque chose avant la rentrée et ça s’inscrit dans le mouvement plus large Uni-es pour l’école. »

L’événement a également été coorganisé par Marie-Pier Bernier.