François-Philippe Champagne plaide pour une agriculture canadienne forte
ÉLECTIONS FÉDÉRALES. Il est du devoir du gouvernement fédéral de protéger l’agriculture et le secteur agroalimentaire canadien face aux tarifs sommés par le président Trump, a affirmé le candidat libéral dans Saint-Maurice et ministre des Finances, François-Philippe Champagne.
En visite à Granby, pour présenter la stratégie libérale en matière d’agriculture, François-Philippe Champagne a livré un long plaidoyer pour la protection de la gestion de l’offre en compagnie des candidats Félix Dionne (Shefford) et Marianne Dandurand (Compton-Stanstead).
«Je tiens à être très clair sur ce point. Peu importe la teneur des négociations qu’on aura avec les États-Unis ou d’autres pays, on ne va jamais accepter qu’on remette en question la gestion de l’offre», a déclaré M. Champagne.
«Quand on entend parler les gens du Bloc québécois qui disent qu’ils vont protéger la gestion de l’offre, ce que ça nous prend, c’est des gens des régions au sein du Parti libéral assis à la table des négociations qui vont négocier pour vrai. La gestion de l’offre ne se protègera pas dans les estrades (…). La gestion de l’offre, c’est non négociable», a pilonné à son tour la candidate dans Compton-Stanstead, Marianne Dandurand.
Peu importe la teneur des négociations qu’on aura avec les États-Unis ou d’autres pays, on ne va jamais accepter qu’on remette en question la gestion de l’offre.
François-Philippe Champagne, ministre des Finances
Profitant de son passage à la Ferme Julio, François-Philippe Champagne a dévoilé une série d’engagements et de politiques pour les milieux agricole et agroalimentaire canadiens. Sous un gouvernement libéral, le parti s’engage, entre autres, à créer un nouveau fonds de 200 M$ pour la transformation alimentaire. Autres mesures: la bonification de 30 M$ du programme Agri-Marketing (développement de nouveaux marchés) et l’augmentation de la garantie de prêts (qui passe de 500 000 $ à 1 M$) et le rehaussement de 30 M$ du Programme de technologies propres pour l’agriculture.
«Dans une guerre commerciale, on doit se battre sans équivoque pour nos producteurs agricoles. On doit les protéger, on doit bâtir des secteurs agricole et agroalimentaire forts et c’est exactement ce que le premier ministre Carney propose aujourd’hui», a réitéré le ministre Champagne.
Malgré son optimisme habituel, François-Philippe Champagne admet que les prochaines semaines vont être houleuses pour bien des Canadiens préoccupés par la guerre tarifaire déclenchée par nos voisins du Sud. Le candidat dans Saint-Maurice se montre toutefois confiant pour la suite. «Oui, à court terme, il y aura certains moments de turbulence, mais à long terme, le Canada va en sortir fort. Je suis confiant.»
