La qualité de l’eau s’améliore au lac Davignon

ENVIRONNEMENT. Le Comité de sauvegarde du bassin versant du lac Davignon présentera les résultats de l’étude analytique d’échantillons prélevés au lac entre 2022 et 2024. L’étude a été menée conjointement avec l’Organisme de bassin versant de la Yamaska.

Il s’agissait du premier exercice du genre en 10 ans.

L’étude confirme des résultats encourageants, même si quelques préoccupations y sont soulevées.

« Nous sommes heureux de constater que la majorité des résultats d’analyses montrent une eau de bonne qualité, a déclaré le vice-président du Comité de sauvegarde du bassin versant du lac Davignon, Gérard Houle. Cela nous indique que les travaux d’amélioration effectués sur le territoire du bassin versant (ex. : trappes à sédiments qui permettent de filtrer les eaux de ruissellement et de capter les sédiments) au cours des dernières années par la MRC Brome-Missisquoi et les municipalités concernées ont porté fruit. »

Les résultats détaillés seront présentés publiquement lors de l’assemblée générale annuelle du Comité de sauvegarde le 2 avril prochain à la salle Arthur-Fauteux de la MRC de Brome-Missisquoi. L’invitation devrait suivre prochainement. Les intéressés devront s’inscrire au préalable.

SITUATION À SURVEILLER

« [La] qualité de l’eau générale du bassin versant du lac Davignon est bonne et s’est même améliorée significativement depuis 2012 pour le paramètre des coliformes fécaux », peut-on lire dans la conclusion du rapport.

Une qualité de l’eau inférieure a toutefois pu être constatée à deux stations suivies lors du projet. Il s’agit des stations Marsh-Scottsmore et Affluent YSE-Haman, situées toutes les deux à proximité de la frontière entre Dunham, Cowansville et Lac-Brome.

« Les sous-bassins versants de ces deux stations montrent une utilisation du sol plus fortement anthropisée [NDLR : modifiée par l’activité humaine], avec notamment une plus grande utilisation à des fins agricoles, note-t-on. Les efforts d’amélioration de la qualité de l’eau devraient prioriser les interventions dans ces deux sous-bassins. »

« Nous avons des discussions avec nos partenaires afin de planifier les prochaines étapes pour cibler les sources de contaminants à l’origine de ces résultats douteux », a soutenu le président du Comité de sauvegarde du bassin versant du lac Davignon, Jonathan B.-Mailhot.

RECOMMANDATIONS

Le rapport effectue six recommandations à mettre en place.

Tout d’abord, il suggère de se concentrer à réduire les matières en suspension et les nutriments dans les sous-bassins des deux stations plus problématiques.

La renaturalisation ainsi que la bonification des bandes riveraines dans le secteur sont également proposées.

La troisième recommandation indique l’importance de faire le suivi de la qualité de l’eau en fonction de quatre paramètres, sont les nitrites et les nitrates, la chlorophylle a, les matières en suspension ainsi que les coliformes fécaux et le pH, à la plage.

Le rapport conseille aussi d’intensifier les efforts de contrôle des matières en suspension et des apports en nutriments pour poursuivre sur la bonne lancée, entre autres, en raison des épisodes de crues fortes et soudaines de la rivière Yamaska-Sud-Est qui pourraient devenir plus importants.

On soumet par ailleurs la proposition de débuter la planification d’une réponse au comblement progressif du lac par les sédiments.

Pour conclure, la dernière recommandation s’attarde au budget pour pouvoir effectuer un exercice similaire dans une dizaine d’années.