Le secteur des grains s’impatiente face au gouvernement
AGRICULTURE. Selon les Producteurs de grains du Québec (PGQ), les actes ne suivent pas les paroles au gouvernement du Québec. Son président Sylvain Pion, également producteur de grains de Bedford, déplore dans une lettre ouverte qu’on tarde à “voir la couleur du soutien promis, qui est important, mais qui représente une faction du soutien réellement nécessaire”.
Par Abraham Santerre
Un an après une entente de principe avec l’Union des producteurs agricoles (UPA), qui incluait des mesures de soutien financier et des allègements pour les agriculteurs, M. Pion est déçu de ne pas observer de résultats concrets. “Les attentes se heurtent à une mise en œuvre lente, incomplète et encore théorique. Les changements climatiques, eux, n’ont pas attendu. Ils s’accélèrent, s’intensifient et frappent déjà nos terres, nos semis, nos récoltes”, a écrit le président des PGQ.
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Les pratiques évoluent plus rapidement que le soutien promis par Québec, qui est un montant de 106 M$ qui vise à aider face à la lutte contre les changements climatiques dans le secteur agricole.
Le député du Parti québécois, Pascal Bérubé, a demandé au ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, Benoit Charrette, quels étaient les mesures entreprises et le moment de leur déploiement. Il a déclaré que tout était déjà, en grande majorité, mis en place.
Le Programme d’appui à la lutte contre les changements climatiques dans le secteur bioalimentaire, le Programme d’accès au réseau triphasé et la mesure visant à réaliser des projets d’accompagnement et structurants d’appui à la lutte contre les changements climatiques dans le secteur bioalimentaire sont des exemples de réalisation.
Les attentes se heurtent à une mise en œuvre lente, incomplète et encore théorique.
Sylvain Pion
Besoins
“Au-delà du montant de 106 millions de dollars promis, nous réclamons depuis des années une politique exemplaire et concrète de soutien à l’adaptation aux changements climatiques. Pendant ce temps, nos compétiteurs américains, eux, bénéficient d’un soutien bonifié à leurs pratiques agroenvironnementales, renforçant encore l’écart entre notre agriculture et la leur”, lance Sylvain Pion, voulant un appui accru du gouvernement.
Les producteurs de grain du Québec invitent le premier ministre à intervenir pour réitérer ses engagements qui datent d’une année. Ils sont enclins à collaborer avec le gouvernement pour trouver rapidement des solutions pour aider les agriculteurs.
