Les libéraux provinciaux parlent d’économie à Bromont

POLITIQUE. Les membres du Parti libéral du Québec se réunissaient à Bromont la fin de semaine dernière dans le cadre de leur conseil général. L’économie a été au cœur des discussions de la formation politique.

En marge du conseil général, le porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances, d’économie et d’innovation et député de Marguerite-Bourgeoys, Frédéric Beauchemin, s’est entretenu avec différents acteurs économiques de la région vendredi dernier.

« Les enjeux de l’Estrie sont les mêmes qu’un peu partout, au niveau de la pénurie de main-d’oeuvre qui est l’enjeu numéro un qu’on nous a mentionné, a-t-il affirmé la veille du début officiel du conseil général. Ça vient avec la crise du logement, le taux d’inoccupation qui est historiquement à son plus bas taux. Avec ça, vient de l’itinérance qu’on ne voyait pas avant, un peu partout. »

Sa collègue députée de Bourassa-Sauvé et porte-parole entre autres en matière d’emploi et de travail, Madwa-Nika Cadet, a également accompagné M. Beauchemin lors de certaines rencontres.

« Ce sont des enjeux qui sont intégrés, a-t-elle déclaré. L’un ne va pas sans l’autre. On ne peut plus faire du développement économique sans faire du développement social. Il faut être capable de voir les enjeux de façon circulaire et systémique. »

M. Beauchemin indique qu’il réside dans la région de Brome-Missisquoi à temps plein depuis six ans. Il a bon espoir que son parti retrouvera ses lettres de noblesse en Estrie, après avoir été balayé de la carte en 2018.

« Je trouve ça intéressant que le conseil général se fasse ici, à Bromont, ce week-end, a-t-il ajouté. Ça va permettre à mes collègues qui sont peut-être un peu moins familiers avec la région de mieux la connaître. L’objectif, c’est un peu de promouvoir la région à l’intérieur du parti, mais aussi de se servir de l’exemplarité de ce qu’est l’Estrie. »

CONSEIL GÉNÉRAL

Le PLQ a d’ailleurs misé sur l’économie lors de ce conseil général.

« La résolution-cadre porte sur les enjeux économiques, a affirmé Mme Cadet. Elle découle du comité de la relance. On est arrivés avec différentes pistes de solution sous l’angle de la prospérité. On trouvait que c’était bien important de mettre en œuvre ces recommandations-là en différentes résolutions. »

« Le plus important, c’est que c’est un conseil général pour les membres et que ce sont eux qui vont s’exprimer, a déclaré pour sa part M. Beauchemin. Ce sont eux qui vont débattre des résolutions. On a perdu des plumes, peut-être, mais on est bien structurés. On a une équipe et des infrastructures dans le parti qui nous permettent de prendre le pouls. On comprend que le vote francophone est moins présent dans les sondages pour nous. »

Le parti veut se placer comme « l’alternative crédible » au gouvernement, entre autres, en matière économique.

« Le son de cloche de la population que j’entends, c’est que les gens comprennent que c’est un show de boucane, la CAQ, a martelé M. Beauchemin. Ce qu’ils ont vu, c’est un déficit record de 11 milliards $, trois trimestres consécutifs de recul du produit intérieur brut, la palme d’or des faillites au Canada. Le développement économique pour la CAQ, ce sont de gros deals, mais pour monsieur et madame Tout-le-Monde ne voient pas les retombées. »

CHEFFERIE

Le Parti libéral du Québec tiendra sa course à la chefferie en 2025.

Certains noms ont circulé quant à de possibles candidatures.

C’est d’ailleurs le cas de M. Beauchemin, qui a confié qu’il est toujours en réflexion.

Récemment, le nom de l’ex-maire de Montréal, Denis Coderre, a fait les manchettes. Le président-directeur général de la Fédération des chambres de commerce du Québec, Charles Milliard, réfléchirait également à la possibilité de se porter candidat.