Levée de boucliers à Dunham contre le projet d’Hydro-Québec

ÉNERGIE. Ce sont près de 200 citoyens de Dunham qui se sont rendus à la rencontre publique d’Hydro-Québec la semaine dernière à l’école de la Clé-des-Champs. Plusieurs d’entre eux ont dénoncé le projet, qui pourrait voir des pylônes s’installer dans le paysage dunhamien.

Le porte-parole du Collectif citoyen contre le projet de ligne 120 kV à Dunham, Denis Dumouchel, a donné son opinion en soulignant plusieurs préoccupations que les citoyens qu’il a rencontrés ont soulevées.

C’est le cas, entre autres, de l’impact environnemental d’un tel projet, de l’impact des champs électromagnétiques, de l’impact sociopsychologique et l’impact économique possible, en tenant en compte l’importance du paysage dans le secteur.

« On vous demande, s’il vous plaît, d’être à l’écoute des citoyens de Dunham, a déclaré M. Dumouchel. Et ce que Dunham vous dit ce soir, c’est non aux pylônes. »

-Hydro-Québec a présenté le projet en entier, en soulignant les préoccupations qui ont été portées à son attention. La société d’État a aussi rappelé la nécessité de ce projet considérant la capacité actuelle et les possibilités de développement dans la région ainsi que le vieillissement des installations existantes.

TRACÉS

Trois variantes de tracé sont à l’étude.

Le premier bifurquerait de la ligne existante à la hauteur d’East Farnham avant de redescendre en contournant le centre-ville de Cowansville et se diriger vers le site proposé pour l’installation du nouveau poste de Brome. Selon Hydro-Québec, il s’agit de l’option qui éviterait le plus le périmètre urbain, mais qui serait la plus longue parmi les trois.

Les deux autres passeraient plus directement dans Dunham et auraient comme point d’origine le poste de Cowansville.

La variante B suivrait un gazoduc existant et traverserait la route 202 aux limites entre Cowansville et Dunham. Il s’agirait de l’option la plus courte et qui empiéterait le moins sur des terres agricoles et des érablières, mais qui pourrait être en conflit avec des projets résidentiels actuels et futurs.

La variante C passerait un peu plus au sud. Ce tracé éviterait les développements possibles, mais aurait un plus grand impact sur les terres agricoles.

OPPOSITION

Cette levée de boucliers suit l’opposition formelle de Sutton en lien avec ce projet, que la Ville qualifie de « surdimensionné ».

Le conseil municipal a adopté une résolution suggérant à Hydro-Québec de retourner à la table à dessin et d’évaluer la possibilité de créer un poste et une nouvelle ligne de 69 kV plutôt que 120 kV, tel que proposé à l’heure actuelle.