L’IA: une consommation d’énergie bien réelle

TECHNOLOGIE. On en entend parler de plus en plus: les applications basées sur l’intelligence artificielle (IA) consomment beaucoup d’énergie. Au Cégep de Granby, on a développé deux manières concrètes et brillantes d’illustrer cela.

Encore une fois cette année, une série d’activités ont été présentées durant la Semaine de l’environnement, qui s’est déroulée récemment au Cégep de Granby. Le thème de l’édition 2025 était: L’environnement et le numérique.

“L’enseignant en physique Sébastien Godin-Proulx souhaitait avoir une manière visuelle de montrer la consommation d’énergie de l’IA, alors nous avons conçu un kiosque avec une vingtaine de lampes pour rendre cela concret”, explique la conseillère en environnement du Cégep, Julie Moore Gagné, qui a réalisé le projet avec lui et le technopédagogue Serge Mercier.

Combien d’ampoules?

Avec les calculs de M. Godin-Proulx, l’installation permet de constater qu’une recherche traditionnelle avec Google consomme la même énergie qu’une ampoule de 10 watts allumée pendant 3 secondes. Pour une requête à un outil d’IA générative, comme ChatGTP, la consommation correspond à la même ampoule allumée durant 1 h. Et pour générer une image avec l’intelligence artificielle, on consomme l’équivalent de 20 ampoules de 10 watts allumées pendant 1 heure.

“Nous avons aussi fait le comparatif avec un vélo stationnaire pour illustrer combien de temps il faut pédaler pour produire en énergie physique l’équivalent de l’énergie électrique consommée par une requête”, ajoute Mme Moore Gagné. Avec cette méthode, on observe qu’une demande typique sur Google équivaut à 15 secondes de pédalage sur le vélo stationnaire. Pour un texte généré à l’aide de l’intelligence artificielle générative, on passe à 3 minutes de vélo, puis à 1 h de pédalage pour une image produite par l’IA.

 “Le but de ces exercices n’est pas de culpabiliser les personnes qui utilisent l’IA, mais plutôt de leur faire prendre conscience des ressources sollicitées. Nous les invitons aussi à bien planifier leurs requêtes, afin de limiter le nombre d’interactions nécessaires pour obtenir un résultat satisfaisant”, résume la conseillère en environnement du Cégep de Granby.