Louis Villeneuve en politique fédérale pour les générations futures
POLITIQUE. Le candidat libéral dans Brome-Missisquoi, Louis Villeneuve, a lancé sa campagne vendredi dernier du côté de Bromont. Il est revenu sur les raisons principales qui l’ont mené à se jeter dans l’arène, entre autres, les menaces tarifaires du président américain Donald Trump et les générations futures.
« On est préoccupés par ce qui se passe au sud, a déclaré M. Villeneuve. À l’arrivée de M. Trump, j’ai commencé à ne pas trouver ça drôle. À l’arrivée de M. Carney, je me suis dit qu’on avait la personne qui allait réussir à négocier avec cet homme-là et à ramener le Canada à sa place. »
Une discussion avec sa fille l’a également poussé à amener son implication politique du côté fédéral.
« Ma petite-fille a dit à sa mère qu’elle ne voulait pas d’enfants dans le monde dans lequel on vit. C’est venu me chercher. Je me suis dit que si je pouvais faire, à mon niveau, ma part, ce sera ça. »
Maire de Bromont depuis 2017, M. Villeneuve a aussi été président du Centre local de développement de Brome-Missisquoi, président de la Société de développement économique de Bromont, président de l’Alliance du corridor ferroviaire Estrie-Montérégie et membre du conseil d’administration de Technum Québec.
D’ailleurs, concernant la zone d’innovation en technologies numériques, basée à Bromont, M. Villeneuve soutient qu’une certaine nervosité quant aux tarifs est compréhensible, mais que Technum Québec est à pied d’œuvre depuis plusieurs mois pour contrer les effets possibles.
« Il y a des choses qui se font des deux côtés de la frontière, a-t-il affirmé. À l’époque, [l’ex-président Joe] Biden avait parlé du corridor Albany-Bromont. C’est toute la chaîne d’approvisionnement en microélectronique. On ne peut pas détruire ça, tant pour notre sécurité que celle des Américains. »
Questionné à savoir quelles sont ces priorités, M. Villeneuve a ciblé l’environnement, l’économie et l’équité intergénérationnelle.
LANCEMENT
Plusieurs sympathisants libéraux, candidats de circonscriptions estriennes, ex-députés de Brome-Missisquoi et amis de M. Villeneuve s’étaient déplacés au Centre équestre de Bromont pour le lancement de sa campagne.
Les candidats de Sherbrooke, Élisabeth Brière, de Compton-Stanstead, Marianne Dandurand, et de Shefford, Félix Dionne, étaient sur place. C’était également le cas de l’ancien député Denis Paradis et de la députée sortante, Pascale St-Onge, qui ne sollicite pas de second mandat.
« On va être là, le parti libéral, avec une équipe forte pour protéger les emplois et nos entreprises contre la guerre commerciale que M. Trump est en train de créer, a déclaré Mme Brière. On va être là pour se positionner comme il le faut dans cette nouvelle économie. On va abaisser des barrières provinciales pour faciliter le commerce. »
« Avoir une représentation régionale forte, c’est ultra important, a ajouté de son côté Mme Dandurand. Dans le contexte actuel, avec les menaces de l’administration Trump, il faut prendre en compte la réalité des régions dans les programmes qu’on va dessiner pour soutenir les gens. Ça inclut toutes nos petites entreprises qui tiennent nos communautés vivantes, ça inclut également la gestion de l’offre. »
