Louise Penny lancera son prochain livre à Lac-Brome
LITTÉRATURE. Une fois de plus, l’autrice Louise Penny lancera son prochain livre à la maison, soit à Lac-Brome, l’automne prochain. Son 20e titre s’intitulera Le loup noir. Son personnage vedette, Armand Gamache, enquêtera sur la possibilité que le Canada devienne le 51e État des États-Unis.
“En écrivant cette histoire, je me disais que j’allais peut-être trop loin, mais j’espère que la réalité ne rattrapera pas la fiction”, termine Mme Penny qui précise que ce livre est rédigé depuis plus d’un an.
La librairie Livres Lac-Brome inaugurera la tournée canadienne de Mme Penny, dès le 25 octobre 2025. Les billets pour ce prélancement annuel seront en vente le 5 juin prochain à midi. Les lecteurs devront faire vite, car les places risquent de s’envoler rapidement.
Louise Penny sera particulièrement occupée dans les jours qui suivront avec un événement virtuel le 27 octobre, ainsi que des lancements à Ottawa (28 oct.), Vancouver (29 oct.), Calgary (30 oct.) et Winnipeg (31 oct.).
À noter que les 2000 billets du Centre national des arts, à Ottawa, se sont vendus en moins d’une journée.
Deux autres dates sont prévues en Estrie, soit le samedi 1er novembre (16 h) et le dimanche 2 novembre (14 h) à la Bibliothèque et salle d’opéra Haskell à Stanstead. Les billets de 40 $ US, incluant un siège et un ouvrage autographié, ont été mis en vente le 15 avril dernier. Quelques places étaient encore disponibles au moment d’écrire ces lignes.
Cette traversée du Canada se conclura au Massey Hall de Toronto, le 28 novembre.
Les lancements à Stanstead risquent fort d’attirer l’attention avec 800 personnes dans la salle d’opéra. Mme Penny souhaite réunir des citoyens des deux pays pour la sortie officielle de son livre, mais aussi pour célébrer des décennies d’amitié entre deux communautés. ” Ce sera l’unique événement littéraire de ma tournée à rassembler Canadiens et Américains”, se réjouit-elle.
Cette tournée était planifiée avant l’arrivée en poste du président américain Donald Trump. Le choix d’Haskell s’imposait aux yeux de Louise Penny, car des scènes de son prochain polar se déroulent à l’intérieur du bâtiment érigé à cheval sur la frontière canado-américaine.
Information au www.louisepenny.com, www.bromelakebooks.ca ou www.haskelloperahouse.org.
Un généreux don
Louise Penny a déjà remis une somme de 50 000 $ à la Bibliothèque et salle d’opéra Haskell à Stanstead afin de financer une partie des travaux permettant d’aménager une porte d’entrée du côté canadien. Cette campagne de financement totalisait quelque 300 000 $ grâce à 3000 donateurs, au moment d’écrire ces lignes.
Cet engouement provient de la décision des autorités américaines de restreindre l’accès à ce bâtiment centenaire pour les Canadiens, qui devaient fouler un trottoir du Vermont pour accéder à Haskell. Ils doivent dorénavant utiliser une porte arrière pour emprunter un livre ou assister à un spectacle.
Rencontrée à Lac-Brome, Mme Penny se disait très satisfaite d’avoir contribué à cet élan de générosité et de solidarité. “C’est très important pour moi de donner pour cette cause qui me tient à cœur, affirme-t-elle. On ne s’attaque pas ainsi à une bibliothèque et c’est aussi une façon pour moi de remercier mes lecteurs canadiens et américains qui me supportent depuis plus de 20 ans.”
Son engagement s’explique également par sa frustration à l’égard du président Trump, qui a enclenché une guerre commerciale avec la planète, en plus de menacer le Canada d’annexion avec les États-Unis. Elle refuse d’ailleurs de se rendre en sol américain en guise de protestation.
Blessée par les positions américaines
Ce sera donc la première fois qu’elle exclut les États-Unis pour lancer un de ses livres. Elle a annulé son événement littéraire au Kennedy Center de Washington en raison du contexte géopolitique et de Donald Trump qui s’est désigné président de cette prestigieuse institution culturelle.
“Ce lieu est important pour moi, confie-t-elle. C’était aussi l’occasion de couronner 20 ans de carrière avec mon équipe. J’étais très excitée, mais l’annulation était tout de même une décision évidente à prendre, car les récentes positions américaines me blessent énormément.”
