Maxime Bernier prêt pour une élection printanière

POLITIQUE.  Une trentaine de personnes étaient présentes à Granby, le 18 février dernier, pour accueillir le chef du Parti populaire du Canada (PPC), Maxime Bernier. En mode recrutement de candidats, ce dernier se prépare activement pour une élection fédérale qu’il croit imminente. L’immigration sera le thème majeur de l’élection, selon lui.

« Je m’attends à ce que la campagne électorale soit déclenchée à la mi-mars », affirme le chef du PPC, qui poursuit en disant: « On a 50 candidats au Québec, sur 78 circonscriptions ».

À l’échelle canadienne, le Parti populaire a des candidats dans 225 comtés sur 343. M. Bernier est confiant d’avoir des candidats dans toutes les circonscriptions du pays lors de la prochaine élection. Lui-même se présente en Beauce, comme il l’a annoncé la semaine dernière.

L’immigration comme thème majeur

« Depuis dix ans, notre niveau de vie stagne et notre pouvoir d’achat diminue, avec plus d’étrangers qui viennent au Canada », affirme M. Bernier. « Le produit intérieur brut (PIB) par individu diminue, donc on s’appauvrit individuellement en raison de cette immigration de masse », ajoute-t-il, en précisant que « c’est un thème dont nos candidats vont certainement parler dans leurs régions lors de la campagne électorale ».

Le chef du PPC déclare que son parti est le seul qui dit qu’il faut réduire le budget de l’État rapidement, « non pas en quatre ans, mais en un an, en faisant les coupures nécessaires, par exemple dans l’aide étrangère, que le Parti populaire couperait, ce qui nous ferait économiser 10 milliards $ », donne-t-il comme exemple.

Maxime Bernier poursuit en disant: « On va couper toutes les subventions aux entreprises, ce qui nous fera économiser un autre 10 milliards $ ». Il ajoute que le PPC envisagerait d’éliminer tous les programmes de ce qu’il qualifie de “folies wokes”, ainsi que les subventions aux médias traditionnels.

M. Bernier précise que le Parti populaire laisse beaucoup de latitude à ses candidats. « On ne veut pas brimer la liberté de parole de nos candidats; ils sont là pour écouter leurs citoyens et arriver avec des politiques qui répondent à leurs besoins », dit-il, en ajoutant qu’il leur demande « de défendre la plateforme du Parti populaire, tout en tenant compte des enjeux locaux ».

Le chef du PPC est en accord avec les décisions du président des États-Unis, Donald Trump, qui correspondent à la plateforme de son parti, comme en arrêtant le financement de l’État pour des programmes de diversité, équité et inclusion.

Par ailleurs, M. Bernier déclare qu’il faudrait rouvrir l’entente de libre-échange Canada-États-Unis le plus rapidement possible, et ne pas essayer de partir en guerre commerciale contre les États-Unis, « parce que le Canada ne pourrait pas gagner cette guerre ».

Le PPC a eu 5 % de votes à la dernière élection fédérale; Maxime Bernier pense bien être en mesure de doubler ce pourcentage; il estime qu’avec 10 % de votes, le Parti populaire pourrait avoir ses premiers candidats élus.

Profil des candidats locaux 

La candidate du Parti populaire du Canada dans Shefford est Susanne Lefebvre. Établie à Waterloo depuis 2023, elle a été approchée en janvier par Maxime Bernier pour être candidate pour sa formation politique. Mme Lefebvre a été candidate pour le Parti de l’héritage chrétien dans Papineau (à Montréal) lors de l’élection fédérale de 2019, puis dans Brome-Missisquoi en 2021 pour la même formation politique. Diplômée en communication de l’UQAM, elle se décrit comme une femme d’affaires de droite et gère un service de traiteur depuis 13 ans.

Le candidat dans Brome-Missisquoi est Jack McLeod. C’est la première fois que ce programmeur-analyste qui demeure à Bromont se présente à une élection. Il estime que le gouvernement fédéral gère mal les taxes et les impôts de la population, et il est d’accord avec l’engagement du Parti populaire à réduire les dépenses de l’État.