Une colonie de renouée du Japon retirée du paysage
ENVIRONNEMENT. Le Comité de sauvegarde du bassin versant du lac Davignon (CSBVLD) a procédé à la coupe d’une colonie de renouée du Japon, une plante exotique envahissante, avant qu’elle ne se propage jusqu’au lac.
La colonie était située à proximité de l’usine d’épuration.
L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a classé cette plante comme étant l’une des 100 pires espèces envahissantes au monde. Le ministère de l’Environnement l’a aussi inscrite parmi sa liste d’espèces exotiques envahissantes prioritaires à lutter en raison de sa nuisance sur la biodiversité.
« En formant des colonies denses, elle nuit à la croissance d’autres espèces végétales, réduisant ainsi la diversité des espèces, écrit le ministère sur sa fiche d’espèce floristique. Elle peut également favoriser l’érosion des rives et modifier la composition chimique du sol ainsi que la diversité des microorganismes. Elle limite l’accès aux rives et les points de vue sur le paysage. Ses racines et ses tiges peuvent également s’infiltrer dans les infrastructures. »
Le CSVBLD considérait donc « important d’éradiquer cette colonie avant que la plante de migre sur les rives du lac Davignon », soutient son président, Jonathan B.-Mailhot.
« Elle aurait été alors impossible à contrôler, poursuit-il. Par ce projet, nous voulons sensibiliser la population à la menace des plantes exotiques envahissantes et démontrer que nous pouvons agir pour diminuer leur impact sur la biodiversité. »
OPÉRATION
Pour pouvoir se débarrasser de la colonie, le CSBVLD a lui-même coupé la plante avant de la recouvrir d’une membrane.
Cette bâche, d’une superficie d’un peu plus de 200 m2, devra rester au sol pour une période de cinq à sept ans afin de s’assurer qu’elle ne survive pas.
Une affiche sera installée par la suite pour aviser la population.
Le CSBVLD a procédé ainsi à la suite de discussions avec des experts dans le domaine et après avoir assisté à des projets de contrôle du genre.
Le Comité de sauvegarde a pu profiter d’une aide financière provenant du Fonds de soutien à la communauté de la Ville de Cowansville.
