Vers une politique d’habitation à Bromont

HABITATION. La Ville de Bromont a présenté les résultats d’un diagnostic sur l’habitation, fait avec la firme de consultants JFLV urbanisme & environnement. Cet exercice se veut une étape vers une politique d’habitation.

Plusieurs défis s’annoncent en lien avec l’habitation à Bromont dans les prochaines années. C’est le cas, entre autres, de la croissance rapide du nombre de ménage, du vieillissement de la population, de l’accès de plus en plus ardu à la propriété, de la difficulté à trouver des logements locatifs, de l’attraction et la rétention de la main-d’œuvre, des problèmes d’abordabilité ainsi que le ralentissement des mises en chantier.

« On se doutait des informations qui sont sorties, mais en voyant les chiffres, par exemple, du prix moyen à Bromont, on fait des constats, affirme la mairesse Tatiana Contreras. L’accès à la propriété commence à devenir très difficile. Ça frappe. »

Une journée de réflexion est organisée pour les citoyens le 20 septembre au Centre communautaire de Bromont.

Lors de cet événement, les citoyens et promoteurs seront invités à élaborer des pistes de solution sur l’habitation.

« Ce qu’on souhaite, c’est une journée d’échanges, dynamique et en collaboration », déclare la mairesse.

Un comité ad hoc sur le logement abordable avait été mis sur pied en 2022.

DIAGNOSTIC

Le diagnostic révèle plusieurs données sur la situation actuelle et future de Bromont.

En ce qui concerne les projections démographiques, l’Institut de la statistique du Québec prévoit une augmentation de 2916 ménages (57 %) d’ici 2041.

« De 2001 à 2021, le nombre de ménages a crû de 116 %, relate le directeur général de la Ville, Francis Dorion. C’est l’une des plus grandes variations dans les villes du Québec. Mirabel est l’une de celles qui a connu beaucoup de croissance est à 87 % en comparaison. C’est très notoire. Pour les 20 prochaines années, si la prévision de l’ISQ s’avère, ça nous amènerait au deuxième rang des villes à forte croissance du Québec. »

Une part importante de cette croissance provient de la catégorie d’âge des 75 ans et plus, ce qui peut laisser présager une hausse des besoins en logements et en services pour les personnes aînées.

Dans le document, on souligne une faible part pour les logements hors marchés, détenus par exemple par l’Office d’habitation. Il se chiffre à seulement 1 % à Bromont, alors qu’il est à 3,5 % à Cowansville, 4,2 % à Granby ou encore environ 7 % dans les autres pays de l’OCDE.

Le prix de vente médian des maisons unifamiliales en 2024 est de 731 250 $. Pour avoir un taux d’effort de 30 %, ce qui est le pourcentage recommandé par la Société canadienne d’hypothèques et de logement, le revenu familial devrait se situer à 178 000 $.

« On peut comparer à Cowansville à 417 000 $, Granby à 429 000 $ ou même Magog à 524 000 $, note M. Dorion. Pour Bromont, c’est une hausse de 26 % en trois ans. »

Le diagnostic complet peut être consulté sur le site internet de la Ville.

QUELQUES CHIFFRES

57 %

La hausse prévue du nombre de ménages d’ici 2041

731 250 $

Le prix de vente médian à Bromont en 2025

77 %

La portion de travailleurs qui résident à l’extérieur de Bromont

560

Le nombre de ménages qui consacrent plus de 30 % de leurs revenus pour se loger

64

Le nombre d’unités construites en 2024