La pumptrack prête dans quelques jours à Cowansville

La pumptrack prête dans quelques jours à Cowansville

La pose d’asphalte constitue l’une des dernières étapes avant de l’ouverture de la pumptrack à Cowansville.

Crédit photo : Journal Le Guide - Stéphanie Mac Farlane

DIVERTISSEMENT. Les adeptes de vélo, de BMX, de trottinette, de planche à roulettes et de patins à roues alignées pourront s’exercer sur la nouvelle pumptrack à Cowansville dans quelques jours.

Les employés de Vélosolutions s’affairent ces jours-ci à asphalter la piste du parc Pierre-Lussier. Ils installeront ensuite la tourbe autour de l’infrastructure. Si Dame nature coopère, la pumptrack, construite au coût de 91 000 $, pourrait être accessible ce week-end.

Jean-Philippe Trépanier, contremaître chez Vélosolutions, une entreprise suisse maintenant enregistrée au Québec, explique que c’est la première piste que son équipe réalise au Québec. «On en a fait deux en Colombie-Britannique, cinq en Alberta. On part samedi pour en faire une au Japon, dit-il. Et il n’y en a pas une de pareille!»

La pumptrack de Cowansville, bâtie sur un terrain ayant une superficie de 800 mètres carrés, comporte trois bonnes lignes droites, observe Jean-Philippe Trépanier. «Comme on ne prend pas de vitesse dans les virages, les lignes droites permettent d’en reprendre», indique-t-il.

La composition de la pumptrack permet à l’utilisateur de créer de l’énergie tout au long du parcours ce qui permet de chercher de la vitesse, poursuit Olivier Ricard, directeur du Service d’urbanisme à la Ville de Cowansville. «On peut donc circuler sans donner de coup de pédales. Au besoin, on peut sortir de la piste à plusieurs endroits, soit pour se reposer ou pour reprendre de la vitesse», enchaîne M. Ricard.

Jean-Philippe Trépanier ajoute que la piste de pumptrack est souvent comparée à celle de BMX. «Mais ce n’est pas ça du tout! Au BMX, il y a un point de départ et une arrivée. Sur la piste de pumptrack, il y a simplement une plateforme de départ. C’est un circuit en boucle. Il est construit pour circuler en sens antihoraire, mais ça roule dans les deux sens», mentionne M. Trépanier.

Règlements et prêts

Une affiche relatant les règlements de la pumptrack sera installée bien en vue au parc Pierre-Lussier. Outre de garder les lieux propres, les utilisateurs devront obligatoirement porter un casque protecteur. Il sera aussi interdit de marcher dans les aires de pratique. Les virages seront clairement définis par des bandes de peinture pour offrir plus de sécurité.

Tant les BMX que les vélos, les planches à roulettes, les trottinettes ou encore les patins à roues alignées sont permis sur la pumptrack.

L’organisme Pleins rayons prêtera neuf vélos à la Ville de Cowansville. Ceux-ci seront laissés à la disposition des utilisateurs de la pumptrack. «La gestion reste à être définie. La Ville a acheté neuf casques protecteurs», précise Olivier Ricard.

Parc multifonctionnel

La mise en place de la pumptrack constitue un atout majeur au parc Pierre-Lussier à Cowansville, souligne Olivier Ricard. «Ça permet de créer un parc multifonctionnel avec les terrains de pétanque, le terrain de baseball, les modules de jeux et les terrains de dek hockey. C’est un attrait sportif au centre-ville de Cowansville pour les gens de tous les âges», mentionne M. Ricard.

Si la pumptrack peut être utilisée par tout le monde, elle viendra aussi combler le manque d’activités dans les parcs municipaux pour la clientèle de 8 à 20 ans.

Les élèves de l’école secondaire Massey-Vanier, qui étudient la planche à neige en sports-études, pourront venir s’entraîner à la planche à roulettes. Les enfants des camps de jour pourront également en profiter.

Et le skatepark?

Le skatepark demeurera ouvert. «Les deux sont complètement différents. À la pumptrack, il n’y a pas de rampes ni de sauts ni de box. Ce sont les mêmes disciplines, mais dans deux styles différents. Ils ne sont pas en compétition», explique Olivier Ricard.

D’ailleurs, la Ville de Cowansville effectuera quelques travaux au skatepark, notamment de la pose d’asphalte et le repositionnement de rails. La Ville devra réfléchir sur l’utilisation de cette infrastructure, située au Centre de la nature. «En aucun cas, le skatepark ne va partir. On vise à l’améliorer dans les prochaines années», précise Olivier Ricard.