Le CAB de Cowansville participe à un projet de recherche

Le CAB de Cowansville participe à un projet de recherche

L’étude est un projet universitaire qui étudie les effets du dépannage alimentaire en région.

Crédit photo : Journal le Guide - Archives

COMMUNAUTAIRE. Le Centre d’action bénévole (CAB) de Cowansville participe à l’étude «Parcours : demander de l’aide alimentaire, et après?», menée par la Chaire de recherche du Canada en approches communautaires et inégalités en santé (CACIS) de l’Université de Montréal (UdeM).

«C’est un projet universitaire qui étudie le dépannage alimentaire en région. Les chercheurs veulent voir l’évolution du dépannage alimentaire», explique Lyne Goudreau, coordonnatrice aux activités au CAB de Cowansville.

L’un des objectifs de cette étude est d’avoir des données probantes sur les effets positifs et négatifs du dépannage alimentaire. «Certains pensent que [les banques alimentaires] font partie du problème parce qu’elles compromettent l’adoption de politiques de lutte à la pauvreté. D’autres les voient plutôt comme une passerelle vers d’autres services communautaires qui aident les gens à s’en sortir», écrit le CACIS, dans un document de présentation de l’étude.

Or, les données actuelles ne permettent pas de trancher ce débat. «Lors d’une étude précédente, notre équipe a démontré les effets positifs du don d’aliments sur la sécurité alimentaire et sur la santé physique et mentale d’usagers de ces organismes communautaires», poursuit le CACIS.

Avec l’étude «Parcours : demander de l’aide alimentaire, et après?», les chercheurs souhaitent répondre à d’autres questions, dont connaître le parcours des gens qui s’adressent aux organismes pour obtenir de l’aide alimentaire, le type d’accompagnement reçu et constater si la situation est différente à Montréal, qu’en périphérie ou en région rurale.

À Cowansville

Outre le CAB de Cowansville, de nombreux organismes ont été sélectionnés aux quatre coins du Québec pour participer à cette étude. En Estrie, la Banque alimentaire de Memphrémagog, le CAB de Coaticook, Moisson Estrie et le Partage Notre-Dame (Granby) figurent, notamment, parmi la liste des participants.

«On a envoyé un formulaire [pour y participer] et le CAB de Cowansville a été choisi. On correspondait aux critères», mentionne Mme Goudreau.

Dès septembre, 1800 nouveaux utilisateurs des services d’aide alimentaire seront recrutés au Québec pour participer à cette étude, menée notamment par Louise Potvin, professeure titulaire au Département de médecine sociale et préventive à l’UdeM et directrice de l’Institut de recherche en santé publique de l’UdeM.

Au moment d’écrire ce texte, il n’était pas possible de savoir combien d’usagers du CAB de Cowansville seront invités à y participer. «La participation à cette étude est volontaire et est confidentielle», précise Lyne Goudreau. Les entretiens, dans le cadre de cette étude, se dérouleront aux locaux du CAB de Cowansville, situé au 201, rue Principale à Cowansville.

Cette enquête à laquelle participe le CAB de Cowansville est le second volet d’une étude longitudinale. La première portion, qui  a été menée à l’hiver 2018, a permis aux chercheurs d’entrer en contact avec 141 organismes d’aide alimentaire des régions de Montréal, de Lanaudière, de la Mauricie-Centre-du-Québec et de l’Estrie, lit-on sur le site web de l’UdeM.

«Pour le troisième volet de l’enquête, en 2021 et 2022, les chercheurs effectueront une quarantaine d’entrevues individuelles. Les résultats de ces travaux feront finalement l’objet d’un partage de connaissances, notamment dans le cadre de rencontres régionales et d’un forum québécois et canadien», écrit l’Université de Montréal.