«Camion»: Julien Poulin tient bien la route

«Camion»: Julien Poulin tient bien la route
Julien Poulin - ici en entrevue avec Paméla Nicker

Pour sa soirée d’ouverture, la seconde édition du Festival du film des Cantons-de-l’Est a présenté un film québécois qui devrait marquer plusieurs cinéphiles. «Camion», du jeune réalisateur Rafaël Ouellet et mettant en vedette Julien Poulin, a ravi les plus de 150 spectateurs présents (à guichets fermés!) au Théâtre Lac-Brome. Et ce fut pleinement mérité. 

 

Rencontré peu avant le début du film, Julien Poulin affichait à la fois un sourire de satisfaction et une certaine nervosité. «Comment vont réagir les gens dans la salle?», se demandait-il sûrement.

«Ce fut un vrai plaisir de tourner avec Rafaël, un jeune réalisateur très talentueux. Et fut pour moi une belle manière d’encourager la relève», a-t-il confié à JournalLeGuide.com.

Avec déjà des premiers échos critiques élogieux, Julien Poulin se montrait rassuré. Ce drame, qui relate les conséquences d’une collision mortelle sur un conducteur de camion et ses deux fils, ne fait pas tout à fait dans la dentelle…

«C’est un film qui démontre la vulnérabilité des hommes, qui ont parfois bien de la difficulté à communiquer. J’ai moi-même grandi dans un tel contexte», avoue-t-il.

Souvent identfié à des comédies (dont le légendaire personnage Elvis Gratton), Julien Poulin se dit heureux de pouvoir démontrer qu’il peut jouer dans de telles oeuvres.

«J’aimerais jouer plus souvent au cinéma et je crois avoir prouvé ma polyvalence. Mais ça ne dépend pas uniquement de moi. Je me sens privilégié d’avoir ce rôle de camionneur, qui va chercher de belles émotions», dit-il, heureux de contribuer par sa présence au rayonnement du Festival du film des Cantons de l’Est.

Devant l’auditoire, tout juste avant le début du film, Rafaël Ouellet – qui en est à son 4e long métrage – a témoigné de sa joie d’avoir réalisé ce film.

«J’ai voulu dépeindre la ruralité québécoise, en portant une réflexion sur la famille, en plus de traiter des impacts de la dépression», a-t-il expliqué.

L’auteur de ces lignes, tout comme la plupart des spectateurs, a apprécié grandement le traitement cinématographique, où les ombres et les nuances jouent un rôle majeur. La trame sonore à saveur nostalgique et folk de Robin-Joël Cool et Viviane Audet ajoute à l’ambiance feutrée du film.

La programmation se poursuit jusqu’à dimanche soir. À ne pas manquer aujourd’hui, dès 20h30, la présentation du film «L’Artiste», primé aux Oscars, à la plage Douglass de Lac-Brome.

Information: www.festivaldufilmdescantonsdelest.com.

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